Guerre en Ukraine : "On s'est préparés à accueillir les réfugiés pour plusieurs mois", indique le maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Publié le par franceinfo Radio France

François Blanchet, le maire LR de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée, indique sur franceinfo mercredi que 200 Ukrainiens sont déjà arrivés dans sa commune depuis Lviv, ville avec laquelle l'association dont il est président collabore habituellement.

Arrivée à St-Gilles-Croix-de-Vie d'une cinquantaine de réfugiés ukrainiens le 6 mars, principalement des femmes et des enfants. Ils ont été accueillis par plusieurs familles vendéennes.  (J?R?ME FOUQUET / MAXPPP)

Arrivée à St-Gilles-Croix-de-Vie d'une cinquantaine de réfugiés ukrainiens le 6 mars, principalement des femmes et des enfants. Ils ont été accueillis par plusieurs familles vendéennes. (J?R?ME FOUQUET / MAXPPP)

François Blanchet, maire Les Républicains de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée) et président de l'association nationale Les Joyeux petits souliers d’Ukraine, indique mercredi 9 mars sur franceinfo que sa commune s'est "préparée pour plusieurs mois" à accueillir des réfugiés ukrainiens qui fuient la guerre dans leur pays. Environ 200 Ukrainiens sont déjà arrivés depuis Lviv, ville avec laquelle l'association Les Joyeux petits souliers d’Ukraine collabore d'ordinaire.

franceinfo : Comment s'organise l'accueil des familles dans votre commune ?

François Blanchet : Nous avons accueilli pour le moment trois bus que nous avons affrété pour l'Ukraine. On en a quatre autres qui vont arriver dans les prochains jours. On fait venir les mamans, les grands mères et les enfants, dont les papas ou les maris sont partis se battre au front. L'accueil a été extraordinaire Il a fallu trouver des vêtements. Il a fallu trouver des choses pour les bébés puisqu'on a quatre enfants de moins de 3 ans. Il faut trouver des vêtements, des biberons, des chaises hautes, des rehausseurs de voiture. Et puis, une fois qu'on a fait ça, on travaille sur la durée parce qu'on ne sait pas combien de temps ça va durer. Notre principal problème, il est là. Aujourd'hui, on travaille avec nos écoles sur la scolarisation de ces enfants. Ils sont arrivés dimanche donc on est plutôt dans une phase de repos et d'acclimatation.

Comment s'organise cette adaptation justement pour les enfants ?

Ils arrivent dans un pays qu'ils ne connaissent pas avec un alphabet qu'ils ne connaissent pas. Certains ne parlent pas du tout notre langue. On prévoit que l'école puisse démarrer à partir de la semaine prochaine. Certains ont déjà rendez vous ce jour à l'école pour prendre un peu la température et rencontrer les gens. Tout ça, c'est très bienveillant. On a une très grosse chaîne de solidarité et je crois qu'on peut être fier d'être français puisque l'accueil est vraiment exceptionnel.

Dans quel état d'esprit sont ces réfugiés ?

Ils pensent bien sûr que leur armée va gagner cette guerre, que dans quinze jours ils seront repartis. C'est ce qu'ils nous disent tous. Néanmoins, nous, on a prévenu les familles d'accueil que ça pouvait durer et qu'il fallait surtout s'inscrire sur le long terme. On a pris des familles qui peuvent les accueillir pendant longtemps. On s'est préparés pour plusieurs mois, c'est la consigne qu'on a donné à ces familles, de se préparer pour un accueil sur le long terme.

Ces réfugiés arrivent de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine : quelle est la situation sur place ?

Lviv est encore une ville qui est à peu près épargnée, même si les sirènes retentissent. Le gros souci que l'on a à Lviv aujourd'hui, c'est surtout le manque de matières premières. Les magasins sont vides. La population de la ville a été multipliée par deux en quelques jours. C'est une très grosse ville qui fait 800 000 habitants d'ordinaire. Tous les réfugiés arrivent à Lviv. Ce n'est pas forcément aujourd'hui les bombardements qui font partir les gens. C'est plus la situation sanitaire qui se dégrade de jour en jour.

Publié dans Articles de Presse

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