Présidentielle 2022 : Anne Hidalgo dénonce la « violence sociale » du projet de départ à la retraite à 65 ans

Publié le par 20 Minutes par X.R. avec AFP

SOCIALISME La candidate du PS a également nié un éventuel rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon

Anne Hidalgo veut garder l'âge de départ à la retraite à 62 ans. — Thibault Camus/AP/SIPA

Anne Hidalgo veut garder l'âge de départ à la retraite à 62 ans. — Thibault Camus/AP/SIPA

La réforme des retraites est devenue, ces dernières années, un grand classique de la campagne présidentielle. Et la volonté affichée d’ Emmanuel Macron de mener à bien son « projet », retardé à cause de l’épidémie de Covid-19, en fait de nouveau un thème incontournable. Le chef de l’Etat, dans la nouvelle mouture de son projet de réforme, veut porter progressivement l’âge de départ à la retraite à 65 ans.

« Quelqu’un de gauche ne peut pas accepter que l’on fasse cette violence sociale que l’on va faire notamment aux plus fragiles, aux personnes qui ont des emplois difficiles, qui triment toute leur vie et qui vont voir leur âge de la retraite reporté à 65 ans, c’est-à-dire à un moment où il ne leur restera quasiment plus d’espérance de vie », a affirmé Anne Hidalgo sur Europe 1. La candidate PS veut garantir le maintien de l’âge légal actuel de 62 ans et rétablir, en plus des six existants, les quatre critères de pénibilité supprimés par le président sortant.

La maire de Paris a, par ailleurs, estimé que le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, en tête des candidats de gauche dans les sondages, avait fait « une faute politique » en 2017 en refusant de choisir au second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. « Il avait cinq ans pour essayer de construire autre chose », a-t-elle souligné. « Qui a empêché les rassemblements de la gauche ? (…) c’est quand même lui et son mouvement ».

« Est-ce qu’il y a une possibilité d’imaginer après quelque chose avec Jean-Luc Mélenchon pour reconstruire la gauche ? Non, parce que s’il avait pu le faire, il l’aurait fait », a-t-elle déclaré.

Relancée sur l’hypothèse d’un ralliement au candidat de l’Union populaire, Anne Hidalgo a déclaré que « jamais les dynamiques ne se créent par des ralliements de cette nature ». « Les dynamiques se créent par le débat, par le débat citoyen, par la discussion, le rapprochement sur des idées, le respect de ses partenaires », a-t-elle développé.

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