Présidentielle 2022 - Emmanuel Macron : le président défend son bilan, le candidat présente son programme ultramarin

Publié le par franceinfo Outre-mer la 1ère par Louis Metivier

L’actuel président de la République et candidat à sa succession, Emmanuel Macron, est l’invité de l’émission politique Outre-mer 2022. L’occasion pour ce dernier de revenir sur les mesures qu’il a prises pendant son quinquennat et sur son projet pour les Outre-mer pour les cinq prochaines années.
Présidentielle 2022 - Emmanuel Macron : le président défend son bilan, le candidat présente son programme ultramarin

C’est un Emmanuel Macron à deux casquettes qui a participé à Outre-mer 2022, le rendez-vous présidentiel d'Outre-mer la 1ère. Président pour défendre son bilan, et candidat pour annoncer ses propositions. Chômage, insécurité, référendum, autonomie, devoir de mémoire ou encore coût de la vie. Autant de sujets qu’Emmanuel Macron a abordé face à des jeunes ultramarins et à nos journalistes, Valérie Filain et Thierry Belmont.

Trois points essentiels

"Je n’ai jamais promis des choses impossibles (…), l’émancipation réelle, c’est un horizon qu’on doit se fixer, premier point c’est l’égalité des chances, deuxième point, la santé, l’Etat a payé l’intégralité du CHU de Guadeloupe, troisième point c’est le chômage, on a baissé de 4 à 5 points le chômage dans les Antilles. On a diminué le chômage deux fois plus vite dans des territoires ultramarins que dans d’autres territoires" a rétorqué le président-candidat face à nos journalistes.

Il a également évoqué la question de l'indemnisation des victimes du chlordécone, en Guadeloupe et en Martinique :

La vie chère

En réponse aux questions des jeunes ultramarins et notamment de David en Martinique, Emmanuel Macron s’est étendu sur les solutions qu’il a apporté et sur celles qu’il apportera, s’il est réélu, pour lutter contre la vie chère : "Le sujet de la vie chère n’est pas un sujet que je découvre, on a essayé d’y répondre (…), il y a le fait que beaucoup de produits sont importés. Mais il y a eu des réponses, bons alimentaires et distributions de chèques, mais la problématique reste, donc premier point, il faut produire davantage dans nos Outre-mer".

"Il faut mettre plus de concurrence" a ensuite expliqué le candidat à sa succession, avant d’ajouter dans une forme de mea culpa : "je n’ai pas été assez vite et pas assez fort, donc il faut aider d’avantage les nouveaux acteurs". Néanmoins, pour Emmanuel Macron, la meilleure réponse au coût de la vie est le travail, notamment à travers "les dispositifs d’embauches pour les jeunes (qui) sont une bonne stratégie pour le pouvoir d’achat".

"Ouvert" à de nombreux sujets

Le président candidat s’est dit, plusieurs fois ouvert, sur de nombreuses questions : la question de l’octroi de mer pour les produits de première nécessité, la question du droit du sol en réponse à la situation à Mayotte, mais aussi sur la question institutionnelle qui concerne certains territoires ultramarins, en revenant notamment sur le cas des référendums calédoniens : "J’assume d’avoir été le Président qui a eu à avoir organisé les trois référendums. Ils se sont tenus conformément aux accords qui avaient été signés. Certains n’ont pas voulu participer, je respecte cela."

Le chef de l’Etat a aussi évoqué son idée quant aux adaptations institutionnelles : "qui décide paye, qui paye décide. Le système qui dit, je ne veux plus décider, mais c’est au gouvernement de payer, non. Je suis ouvert à l’adaptation institutionnelle pour déverrouiller quand c’est nécessaire. Il faut que ça réponde au besoin du territoire."

La mémoire et les statues

Enfin, Emmanuel Macron, suite à une question de Sydney sur l’histoire mémorielle, a été très claire : "il faut continuer ce travail de mémoire, valoriser nos héros et mettre en valeur des modèles pour la valoriser dans l’Outre-mer, mais aussi dans l’Hexagone", tout en ajoutant, "j’ai pris cet engagement pour un nouveau lieu de mémoire à Paris, le mémorial des Tuileries, c’est un sujet de reconnaissance. L’Histoire, il faut la regarder en face, ne pas l’effacer et ne pas la réécrire. Je suis contre le déboulonnage des statues, je déteste ce truc. Il faut réussir à en ériger d’autres."

A la fin de l’émission, Emmanuel Macron a conclu : "je vais me battre jusqu’à la dernière seconde pour convaincre."

Publié dans Articles de Presse

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