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Yvan Colonna est mort, trois semaines après son agression en prison

Publié le par Marianne

Le 2 mars dernier, Yvan Colonna avait été agressé à la maison d'arrêt d'Arles par un détenu jihadiste. Après trois semaines dans le coma, l'assassin du préfet Erignac s'est éteint.

Yvan Colonna NurPhoto via AFP

Yvan Colonna NurPhoto via AFP

Dix-neuf jours après son agression en prison par un détenu jihadiste, l’ancien indépendantiste corse Yvan Colonna est mort à Marseille. Il était plongé dans le coma depuis le mercredi 2 mars. L'avocat de sa famille, Patrice Spinosi, a confirmé l'information à Marianne : « La famille d'Yvan Colonna confirme son décès ce soir à l'hôpital de Marseille. Elle demande que son deuil soit respecté et ne fera aucun commentaire. »

Le 2 mars, dans le gymnase de la maison d’arrêt d’Arles, où il purgeait sa peine, Colonna se livrait à une séance de musculation lorsqu’un autre détenu l’a agressé, l’accusant d’avoir « mal parlé du prophète », en l’étranglant à mains nues avant de l’étouffer avec un sac. Plongé dans le coma, Yvan Colonna avait été hospitalisé à Arles avant d’être transféré à Marseille.

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a dans la foulée ouvert une enquête pour « tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste ». Le détenu qui l'a attaqué, Franck Elong Abé, est en effet un jihadiste de 36 ans, condamné à neuf ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste. Ce Camerounais de 36 ans a été interpellé en Afghanistan en 2012 par les Américains avant d'être remis à la France en 2014. Il purge une peine de neuf ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste et était libérable en 2023.

Condamné pour l'assassinat du préfet Erignac

Le 17 mars, la justice avait accordé une suspension de peine au Corse « pour motif médical ». Dans le même temps, le gouvernement relançait le débat sur l’autonomie de l’île de Beauté, une façon de répondre aux manifestations corses organisées après l’annonce de l’agression de Colonna, et marquées par des épisodes de grande violence.

Décédé à l’âge de 61 ans, le militant indépendantiste avait été interpellé en juillet 2003 pour l'assassinat du préfet Erignac en février 1998 à Ajaccio, après quatre ans de cavale dans le maquis. Yvan Colonna avait été reconnu coupable de l’assassinat « en relation avec une entreprise terroriste » du préfet de Corse-du-Sud, Claude Erignac, perpétré le 6 février 1998. Le berger de Cargèse avait échappé aux recherches des autorités pendant plusieurs années, avant d’être cueilli par la police le 4 juillet 2003 à Porto-Pollo, près de Propriano.

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2007 puis à la perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans en appel en 2009, il a été condamné une troisième fois à la perpétuité (sans période de sûreté) en 2011 après l'annulation par la Cour de cassation du verdict d'appel pour vice de forme.

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