Yvan Colonna est mort, trois semaines après son agression en prison

Publié le par Le Figaro avec AFP

Le militant indépendantiste corse, condamné à la perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, est décédé ce lundi, après avoir été violemment agressé en prison le 2 mars dernier par un détenu djihadiste.

Yvan Colonna est mort, trois semaines après son agression en prison

Le militant indépendantiste corse Yvan Colonna, condamné depuis 2012 à la perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, est mort ce lundi des suites de sa violente agression en prison, le 2 mars, a annoncé sa famille à l'AFP, via son avocat Patrice Spinosi. «La famille d'Yvan Colonna confirme son décès ce soir à l'hôpital de Marseille. Elle demande que son deuil soit respecté et ne fera aucun commentaire», a précisé Me Spinosi à l'AFP, confirmant ainsi une information également obtenue par l'AFP de source policière et donnée initialement par le quotidien Le Parisien.

Yvan Colonna avait été très grièvement blessé par un autre détenu qui s'était acharné sur lui à la prison d'Arles. L'agression du militant indépendantiste a été le détonateur des tensions entre l'État et les nationalistes, frustrés que leurs victoires dans les urnes, aux élections territoriales de 2015, 2017 puis 2021, n'aient pas fait aboutir leurs revendications.

Définitivement condamné depuis 2012 à la perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, Yvan Colonna était libérable en droit depuis 2021. Contrairement aux deux autres membres du commando Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, il n'avait pas encore déposé de demande d'aménagement de peine à la date de son agression. Le gouvernement avait annoncé le 8 mars qu'Yvan Colonna n'était plus considéré comme «détenu particulièrement signalé» (DPS). «Cette décision (...) se fonde sur la particulière gravité de la situation de santé d'Yvan Colonna», avait alors fait valoir Matignon.

Son agresseur Franck Elong Abé, qui purgeait plusieurs peines dont une de neuf ans d'emprisonnement pour «association de malfaiteurs terroriste», est mis en examen pour tentative d'assassinat terroriste depuis le 6 mars. Arrêté par l'armée américaine en Afghanistan, cet homme de 36 ans avait connu «un parcours très chaotique en début d'incarcération», marqué par plusieurs transferts, des violences envers son entourage «mais surtout (...) un nombre important de tentatives de suicide», a détaillé Laurent Ridel, le directeur de l'administration pénitentiaire d'Arles.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article