Guerre en Ukraine : L'ONU documente des « crimes de guerre », toujours pas de couloir humanitaire à Marioupol

Publié le par 20 Minutes par X.R. avec AFP

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

 A Boutcha, le lent travail pour vider les fosses communes et enterrer dignement les victimes. — Emilio Morenatti/AP/SIPA

A Boutcha, le lent travail pour vider les fosses communes et enterrer dignement les victimes. — Emilio Morenatti/AP/SIPA

  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce vendredi, l’ONU a indiqué avoir documenté plusieurs actions relevant de « crimes de guerre » russes, notamment à Boutcha et Kramatorsk. Les civils ukrainiens à Marioupol sont toujours dans l’impasse, aucun couloir humanitaire n’ayant été ouvert.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

L’ONU prend position. Michelle Bachelet, Haute commissaire aux droits de l’Homme, a indiqué dans un communiqué que « lors de ces huit dernières semaines, le droit humanitaire international n’a pas seulement été ignoré mais il a tout simplement été jeté par-dessus bord ». « Les forces armées russes ont bombardé et pilonné de manière indiscriminée des zones peuplées, tuant des civils et détruisant des hôpitaux, des écoles et d’autres infrastructures civiles, autant d’actions pouvant relever des crimes de guerre », a souligné Ravina Shamdasani, une porte-parole à Genève.

Les inspecteurs de l’ONU ont ainsi documenté le « meurtre, y compris certains par exécution sommaire », de 50 civils dans la ville de Boutcha. La frappe sur la gare de Kramatorsk, où des « sous-munitions » ont tué 60 civils, « est emblématique de l’incapacité à adhérer au principe de distinction (entre civils et militaires) », note encore le Haut-commissariat. Et ces accusations de crimes de guerre ne sont sans doute pas les dernières : selon la mairie de Marioupol, qui s’appuie sur des images satellites, des « fosses communes » où « les occupants auraient enterré entre 3.000 et 9.000 résidents » auraient été creusées à Manhush, un village proche de la ville portuaire.

La phrase du jour

C’est une possibilité réaliste, oui, bien sûr »

Lors d’une conférence de presse à New Dehli, le Premier ministre britannique Boris Johnson a qualifié de « réaliste » la possibilité que la guerre en Ukraine dure jusqu’à la fin de l’année 2023, et admit la possibilité d’une victoire russe. Le président russe Vladimir « Poutine a une énorme armée, (…) il a fait une erreur catastrophique et la seule option qu’il a maintenant, c’est de continuer à essayer d’utiliser son approche épouvantable, basée sur l’artillerie, pour essayer d’écraser les Ukrainiens », a-t-il ajouté au terme d’une visite de deux jours en Inde visant à renforcer leur coopération bilatérale.

Le chiffre du jour

11.588. C’est le nombre d’élèves ukrainiens pris en charge en France, de la maternelle au lycée. Un chiffre actualisé tous les vendredis par le ministère de l'Education nationale. 40 % d’entre eux sont à l’école primaire. Les trois académies les plus concernées sont celles de Versailles (1.110 élèves), Nice (1.059) et Grenoble (806).

La tendance du jour

 

Marioupol continue d’attirer tous les regards, d’attiser toutes les inquiétudes. Alors qu’aucun couloir humanitaire n’a pu être ouvert ce vendredi « en raison du danger menaçant nos itinéraires », selon la vice-Première ministre ukrainienne, Charles Michel a demandé à Vladimir Poutine de garantir la mise en place de corridors à l’occasion de la Pâque orthodoxe. Le président russe rejette de son côté l’échec des évacuations sur Kiev. « La vie de tous les militaires ukrainiens, combattants nationalistes et mercenaires étrangers est garantie s’ils déposent les armes (…) Mais le régime de Kiev n’autorise pas cette possibilité », défend le chef du Kremlin.

La Russie se dit même prête à une trêve « à tout moment » sur le site industriel d’Azovstal, dernier bastion de résistance armée à Marioupol. « Le point de départ de cette pause humanitaire sera la levée par les formations armées ukrainiennes de drapeaux blancs sur tout ou une partie d’Azovstal », indique le ministère russe de la Défense. Mais en réalité, les combats continuent, et les négociations entre Moscou et Kiev « patinent » selon Sergueï Lavrov. « Une proposition que nous avons remise aux négociateurs ukrainiens il y a cinq jours et qui a été formulée en prenant en compte leurs commentaires reste sans réponse », déclare-t-il.

La résistance de Marioupol demeure capitale pour l’Ukraine. « Le succès de l’offensive russe dans le sud dépend du sort de Marioupol », estime le gouverneur régional, Pavlo Kyrylenko. Tant qu’elle est concentrée sur cette ville, élément-clé pour joindre les fronts est et sud, l’armée russe n’avance dans son projet de conquérir tout le Donbass. De quoi laisser le temps aux Occidentaux d’acheminer de nouvelles armes. Boris Johnson a ainsi indiqué « envoyer des chars à la Pologne pour l’aider à envoyer certains de leurs T72 en Ukraine », tandis que la France va offrir des pièces d’artillerie.

Publié dans Articles de Presse

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