Guerre en Ukraine : qui est Alexandre Dvornikov, général de sinistre réputation à la tête de l’invasion russe ?

Publié le par Sud Ouest

Alexandre Dvornikov, « le boucher de Syrie », aurait été désigné commandant en chef de « l’opération spéciale » en Ukraine, avec des objectifs désormais limités au Donbass

Alexandre Dvornikov aurait été chargé par Vladimir Poutine de coordonner l’offensive russe dans l’Est de l’Ukraine © Crédit photo : CC Wikimedia

Alexandre Dvornikov aurait été chargé par Vladimir Poutine de coordonner l’offensive russe dans l’Est de l’Ukraine © Crédit photo : CC Wikimedia

Un général d’armée russe parmi les plus décoré du pays, repéré pour sa dureté lors des deux pires opérations militaires russes depuis la chute du rideau de fer, en Tchétchénie et en Syrie, est désormais à la tête de l’invasion russe en Ukraine.

À 60 ans, Alexandre Dvornikov, de sinistre réputation, aurait été désigné commandant en chef de « l’opération spéciale » en Ukraine. À savoir l’invasion brutale du pays, avec des populations visées.

Décoré du très haut titre de « héros de la fédération de Russie », ce natif de l’Extrême-Orient russe, près de Vladivostok, qui a fait ses armes pour partie lors de la deuxième guerre de Tchétchenie, serait chargé par le maître du Kremlin de coordonner les forces russes pour un objectif désormais cantonné à la région du Donbass.

Avant le 9 mai

Une mission qu’il ne manquera pas d’accomplir avec des méthodes qui le font être soupçonné de crimes de guerre, s’étant montré particulièrement brutal contre la population de Syrie. De septembre 2015 à juin 2016, alors qu’il commande sur place l’aide russe à Bachar Al-Assad, ses forces aériennes sont accusées de largement pilonner les civils et les hôpitaux. Depuis, il était à la tête du district militaire du sud, soit la zone limitrophe de l’actuel conflit.

En Ukraine, Alexandre Dvornikov devra, selon les ordres de Poutine, allier conquête territoriale et démilitarisation, en piégeant le plus de soldats ukrainiens possible, sans lésiner sur les moyens utilisés, et ce avant le 9 mai, date de la fin de la « Grande guerre patriotique » de 1941-1945 face aux nazis, à la très forte symbolique.

Pour prendre Marioupol, mais aussi les zones entourant Louhansk et Donetsk, les deux villes déjà sous contrôle des séparatistes pro russes, le « boucher de Syrie » devra s’appuyer sur une armée sans doute déjà usée, qui ferait appel à ses réservistes de moins de 60 ans, des volontaires syriens et des miliciens de Wagner pour boucher les trous. À Alep en Syrie, il avait pilonné sans distinction pour économiser ses maigres troupes au sol.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article