Mort de Jean Isaac-Tresca, dernier résistant du maquis des Glières

Publié le par La Croix avec AFP

Les faits Dernier des résistants ayant combattu dans le maquis des Glières pendant la Seconde Guerre mondiale, Jean Isaac-Tresca est décédé en début de semaine à l’âge de 104 ans. Emmanuel Macron lui a rendu hommage mercredi 6 avril, saluant son combat.

  Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy rendent hommage aux résistants morts sur le plateau des Glières, le 31 mars 2019 dans les Alpes.  LUDOVIC MARIN/AFP

Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy rendent hommage aux résistants morts sur le plateau des Glières, le 31 mars 2019 dans les Alpes. LUDOVIC MARIN/AFP

Emmanuel Macron a rendu hommage mercredi 6 avril à Jean Isaac-Tresca, le dernier des résistants ayant combattu dans le maquis des Glières, dans les Alpes, pendant la Seconde Guerre mondiale, décédé en début de semaine à 104 ans.

« Vivre libre ou mourir, telle était la devise des résistants du maquis des Glières. Jean Isaac-Tresca était le dernier d’entre eux », a salué le chef de l’État, dans un communiqué de l’Élysée. « Il a dit non à l’occupant, oui à l’honneur de la France. Son legs vivra. Toujours, nous raviverons la flamme de la Résistance ».

Jean Isaac-Tresca, né en 1918 à Lyon, avait combattu sur ce plateau reculé, situé dans le massif des Bornes à 1 450 mètres d’altitude, qui était devenu un haut lieu symbolique de la Résistance. Il a fait partie des 460 hommes, militaires du 27e bataillon de chasseurs alpins d’Annecy, hommes de l’Armée secrète, réfractaires du STO, communistes, francs-tireurs et partisans ou républicains espagnols, qui s’y sont installés à l’hiver 1944.

129 résistants périrent

« Sous le pseudonyme de Pasquier, Jean Isaac-Tresca agit non plus comme une ombre, dans l’anonymat des sabotages nocturnes et de la guérilla, mais à visage découvert, dans la frontalité des combats », ajoute la présidence dans son communiqué.

« Mais les victoires du maquis irritaient l’Occupant », qui « dépêcha toute une division de la Wehrmacht, appuyée par la Luftwaffe, l’artillerie lourde et la Milice française » à partir du 23 mars 1944. « Face à un ennemi dix fois plus nombreux », les résistants « combattirent valeureusement » jusqu’au 26 mars où, cernés, ils« sonnèrent le repli et se séparèrent pour mieux se faufiler entre les mailles étroites du filet ennemi ». 129 d’entre eux périrent tandis que d’autres furent capturés, torturés, déportés.

Après la guerre, Jean Isaac-Tresca devint ingénieur et vécut longtemps au Japon. Le 31 mars 2019, Emmanuel Macron avait commémoré, avec l’ancien président Nicolas Sarkozy, le 75e anniversaire des combats du plateau des Glières, à la nécropole nationale de Morette, en Haute-Savoie.

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