Résultat présidentielle 2022 : Macron «souhaite tendre la main à tous ceux qui veulent travailler pour la France»

Publié le par Le Figaro par Arthur Berdah

Arrivé en tête du premier tour, le président-candidat s'est exprimé depuis la Porte de Versailles ce dimanche. Il souhaite un «grand mouvement politique d'unité et d'action».

Emmanuel Macron à Paris, le 10 avril 2022. BENOIT TESSIER / REUTERS

Emmanuel Macron à Paris, le 10 avril 2022. BENOIT TESSIER / REUTERS

Quelques points communs, et beaucoup de différences. Arrivé, comme en 2017, en tête du premier tour (28,3%) de l'élection présidentielle de 2022, Emmanuel Macron s'apprête à affronter une nouvelle fois Marine Le Pen (23,3%). S'exprimant, comme il y a cinq ans, depuis la Porte de Versailles, le président-candidat a toutefois changé d'attitude ce dimanche soir. Laissant son épouse, la première dame, au pied de l'estrade, le sortant n'a pas affiché le triomphalisme qui lui avait coûté cher à l'époque.

Faisant une nouvelle fois applaudir, dès les premiers instants de son discours, l'ensemble de ses adversaires éliminés - qu'il a tous cités -, il a salué leur campagne. Et ouvert la voie à un éventuel rassemblement pour le second tour. «La démocratie est riche de tous les engagés qui défendent leurs idées avec force et passion. (...) J'invite solennellement nos concitoyens, quelles que soient leurs sensibilités, et quels qu'aient été leurs choix au premier tour, à nous rejoindre», a-t-il lancé.

Un «moment décisif pour l'avenir» où «plus rien ne doit être comme avant»

Insistant sur ceux qui, «dès ce soir, (lui) ont apporté leur soutien», il a personnellement «remercié» la socialiste Anne Hidalgo, l'écologiste Yannick Jadot, la LR Valérie Pécresse, et le communiste Fabien Roussel. Idem pour l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, dont il est «pleinement conscient que cela ne (vaut) pas soutien au projet (qu'il) porte», mais qu'il s'agit d'une volonté de faire «barrage à l'extrême droite» le 24 avril prochain.

Car c'est là tout l'enjeu pour Emmanuel Macron : ressusciter le front républicain pour espérer l'emporter confortablement dans deux semaines. «Dans ce moment décisif pour l'avenir de notre nation, plus rien ne doit être comme avant. C'est pourquoi je souhaite tendre la main à tous ceux qui veulent travailler pour la France. Je suis prêt à inventer quelque chose de nouveau pour rassembler les convictions et les sensibilités diverses», a-t-il esquissé.

«Convaincre» ceux qui se sont «tournés vers l'abstention ou le vote extrême»

Pour y parvenir, le président-candidat «appelle tous ceux qui, depuis six ans et jusqu'à ce soir, travaillent à (ses) côtés, à transcender leurs différences pour se rassembler dans un grand mouvement d'unité politique et d'action». Cela inclut l'ensemble des forces de la gauche social-démocrate, de la droite républicaine, ainsi que des écologistes. Autant de forces qui enregistrent des scores ultra-décevants ce dimanche, tous sous les 5%.

À cela s'ajoute une forte dramatisation du péril que représente selon lui Marine Le Pen, qu'il a soigneusement veillé à ne pas citer. «À tous nos compatriotes qui se sont tournés vers l'abstention ou le vote extrême, soit parce qu'ils sont en colère face aux inégalités qui persistent, au désordre écologiste, à l'insécurité du quotidien, à la difficulté de vivre dignement même quand on travaille dur ; soit parce qu'ils se sentent insuffisamment représentés, écoutés ou associés, je veux les convaincre», a-t-il énuméré.

Publié dans Articles de Presse

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