Résultats présidentielle 2022 : Mélenchon, Pécresse, Hidalgo, Roussel, Jadot et Poutou appellent à faire barrage à l'extrême droite au second tour

Publié le par franceinfo avec AFP France Télévisions

Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés, dimanche 10 avril, pour le second tour de l'élection présidentielle. Plusieurs candidats disqualifiés ont appelé soit à voter pour le président sortant, soit à ne pas donner une seule voix à la candidate du RN.

Les affiches officielles d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, le 10 avril 2022 à Perpignan (Pyrénées-Orientales). (JC MILHET / HANS LUCAS / AFP)

Les affiches officielles d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, le 10 avril 2022 à Perpignan (Pyrénées-Orientales). (JC MILHET / HANS LUCAS / AFP)

Des appels à "battre l'extrême droite". Au soir du premier tour de l'élection présidentielle 2022, plusieurs candidats, comme Jean-Luc Mélenchon, Valérie Pécresse, Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Fabien Roussel et Philippe Poutou, ont appelé à faire barrage à Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national, arrivée en deuxième position derrière le président sortant Emmanuel Macron.

Franceinfo reprend le fil des déclarations des uns et des autres.

Dans une déclaration faite depuis son QG parisien, le troisième homme de ce premier tour, Jean-Luc Mélenchon, a martelé qu'"il ne faut pas donner une seule voix à Marine Le Pen""Nous savons pour qui nous ne voterons jamais", a-t-il lancé, répétant à plusieurs reprises : "Il ne faut pas donner de voix à Madame Le Pen ! Il ne faut pas donner une seule voix à Madame Le Pen !"

Valérie Pécresse, sèchement éliminée dimanche au premier tour de la présidentielle, a déclaré qu'elle voterait "en conscience" pour Emmanuel Macron au second tour face à Marine Le Pen, dont "le projet" conduirait selon elle "le pays à la discorde, à l'impuissance et à la faillite"

"Je ne suis pas propriétaire des suffrages qui se sont portés sur mon nom. Mais je demande aux électrices et aux électeurs qui m'ont honorée de leur confiance de peser dans les jours qui viennent avec gravité les conséquences potentiellement désastreuses pour notre pays et pour les générations futures de tout choix différent du mien qu'ils envisageraient pour le second tour", a dit Valérie Pécresse, dont le score, autour de 5%, constitue une déroute historique pour le parti de droite Les Républicains (LR).

Le candidat PCF Fabien Roussel à appelé dimanche soir à "battre l'extrême droite" et Marine Le Pen, en votant au second tour pour le président sortant Emmanuel Macron, qui doit "renoncer à ses réformes insensées". "J'appelle ce soir à battre l'extrême droite, à la mettre en échec, en se servant du seul bulletin à notre disposition", a-t-il déclaré depuis son QG, demandant cependant à Emmanuel Macron de "dire qu'il a entendu le message" envoyé par les Français.

La candidate du parti socialiste Anne Hidalgo a appelé dimanche à voter "contre l'extrême droite de Marine Le Pen" lors du second de tour de l'élection présidentielle le 24 avril, après un plus bas historique du PS à 1,9%. "Pour que la France ne bascule pas dans la haine de tous contre tous, je vous appelle avec gravité à voter le 24 avril contre l'extrême droite de Marine Le Pen en vous servant du bulletin de vote Emmanuel Macron", a-t-elle déclaré depuis son QG de campagne.

Yannick Jadot (EELV), donné entre 4 et 5% au premier tour de la présidentielle, a appelé dimanche soir à "faire barrage à l'extrême droite en déposant dans l'urne un bulletin Emmanuel Macron" face à Marine Le Pen au second tour. "Notre vote ne vaut pas caution" pour le président sortant, qui doit maintenant "créer les conditions du rassemblement pour faire échec à l'extrême droite", a ajouté le candidat écologiste depuis son QG.

Le candidat NPA à la présidentielle, Philippe Poutou, a appelé dimanche à "ne pas donner une voix" à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, mais sans donner de consigne de vote pour Emmanuel Macron, "qui n'est en rien un rempart contre l'extrême droite". "Notre consigne de vote est claire : pas une voix ne doit aller à l'extrême droite", a-t-il martelé depuis son QG. "Pour autant, nous ne donnerons pas de consigne de vote en faveur de Macron, car c'est un pompier pyromane dont les politiques sont une des causes de la montée du RN", a-t-il ajouté.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article