Enfance, parcours, patrimoine : douze choses à savoir sur Élisabeth Borne, nouvelle Première ministre

Publié le par France Inter par Noémie Lair

Élisabeth Borne a été nommée Première ministre, a annoncé l'Élysée. Elle succède ainsi à Jean Castex, qui a annoncé sa démission lundi après-midi. Voici douze choses à savoir sur la nouvelle locataire de Matignon.

Élisabeth Borne a travaillé auprès de Lionel Jospin, puis à la RATP et enfin au ministère du Travail. © AFP / MICHEL LIPCHITZ / POOL / ERIC PIERMONT / Ludovic Marin

Élisabeth Borne a travaillé auprès de Lionel Jospin, puis à la RATP et enfin au ministère du Travail. © AFP / MICHEL LIPCHITZ / POOL / ERIC PIERMONT / Ludovic Marin

Son nom circulait depuis plusieurs semaines : Élisabeth Borne a été nommée Première ministre. L'actuelle ministre du Travail prend ainsi la suite de Jean Castex à Matignon, qui a démissionné ce lundi après-midi. Elle devient la deuxième femme à occuper ce poste, après Édith Cresson entre 1991 et 1992.

Elle est fille d'un résistant juif d'origine russe

Élisabeth Borne est née le 18 avril 1961 à Paris. Sa mère était normande et son père était un juif d'origine russe. Pendant la guerre, ce père, résistant, a été déporté en 1942. Quand, préfète, elle avait remis pour la première fois à un citoyen son décret de naturalisation, elle avait été émue : "Que moi, la fille de ce réfugié apatride, qui n'a été français qu'en 1950, j'accomplisse ce geste, cela disait quelque chose sur l'intégration", confiait-elle en 2015 à Libération.

Elle a été pupille de la nation

Invitée de Touche pas à mon poste il y a un an, elle s'était confiée sur son enfance et la mort de son père en 1972, lorsqu'elle avait 11 ans. Élisabeth Borne avait alors indiqué avoir été "pupille de la nation" : "Ça n’a pas toujours été simple. J’ai perdu mon père quand j’étais très jeune*. Et donc on s’est retrouvé avec* ma mère, qui avait deux filles et qui n’avait pas vraiment de revenus. J'étais pupille de la nation et j'ai pu faire mes études avec une bourse", avait-elle confié.

Elle est diplômée de polytechnique

Elle est diplômée du Collège des ingénieurs, de l'École nationale des ponts et chaussées et de l’École polytechnique.

Elle a travaillé avec Lang, Jospin, Delanoë et Royal

Élisabeth Borne a commencé sa carrière politique en 1987 en étant Haute-fonctionnaire au ministère de l’Équipement puis conseillère au ministère de l’Éducation nationale auprès de Jack Lang puis de Lionel Jospin et conseillère technique chargée des transports au cabinet du Premier ministre Lionel Jospin. Elle a également été directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris, nommée par Bertrand Delanoë.

Élisabeth Borne a ensuite été directrice du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie entre avril 2014 et mai 2015.

Élisabeth Borne avec Lionel Jospin en octobre 1999. © AFP / MICHEL LIPCHITZ / POOL

Élisabeth Borne avec Lionel Jospin en octobre 1999. © AFP / MICHEL LIPCHITZ / POOL

Elle a été préfète du Poitou-Charentes

La ministre a également été préfète de la Vienne et de la Région Poitou-Charentes entre février 2013 et avril 2014. Elle était alors la première femme à occuper cette fonction dans la région.

Elle a travaillé pour la SNCF et a dirigé la RATP

Élisabeth Borne a été directrice technique à la Sonacotra (Société Nationale de Construction de logements pour les travailleurs Algériens, devenue l'Adoma) entre 1993 et 1996. Elle a ensuite été directrice de la stratégie de la SNCF entre 2002 et 2007 puis directrice des concessions de la société Eiffage. Elle a ensuite été présidente Directrice Générale de la RATP entre 2015 et 2017.

Elle est ministre depuis les premières heures du quinquennat d'Emmanuel Macron

Elle entre au gouvernement en tant que ministre des Transports (mai 2017 - juillet 2019) sous le gouvernement d'Édouard Philippe. Elle est ensuite nommée ministre de la Transition écologique et solidaire (2019-2020) puis ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, depuis juillet 2020.

Elle a porté la réforme de l'assurance-chômage

Élisabeth Borne est derrière la réforme contestée de l'assurance-chômage. Initiée au premier trimestre 2019, cette réforme a été repoussée à plusieurs reprises, en raison des difficiles négociations avec les partenaires sociaux puis de la crise sanitaire et les décisions du Conseil d'État. Cette réforme est finalement entrée en vigueur en deux temps, en octobre puis décembre 2021, et instaure notamment un durcissement des règles de calcul de l'allocation chômage.

D'un autre côté, elle a aussi su bousculer, dans les rangs patronaux, les branches professionnelles qui commençaient leurs grilles de salaires trop bas. C'est aussi elle qui a orchestré depuis deux ans, rue de Grenelle, l'adaptation du monde du travail à la crise sanitaire : les protocoles sanitaires, la généralisation du télétravail, la mise en place et le débranchement progressif du "quoi qu'il en coûte" en lien avec Bercy. Auparavant, en tant que ministre des Transports, elle avait notamment eu à gérer la difficile réforme du statut des cheminots, qui avait déclenché une longue grève perlée de près de trois mois en 2018. Dans les prochains mois, il lui reviendra la délicate mission de piloter la réforme des retraites, promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

Élisabeth Borne n'a jamais été élue

Elle participe à sa première campagne électorale avec les élections législatives de juin prochain puisqu'elle est candidate dans la sixième circonscription du Calvados. "C'est une circonscription qui compte beaucoup pour moi, dans un département, le Calvados, qui est le berceau de ma famille", a-t-elle indiqué à La Manche libre. Son grand-père était maire de Livarot. "J'ai de nombreux souvenirs d'enfance et de famille dans le Calvados", a-t-elle expliqué. Élisabeth Borne a été mariée, a divorcé, et a eu un fils de cette première union.

Elle est réputée "exigeante"

Élisabeth Borne est réputée exigeante, aussi bien dans les sociétés où elle est passée que dans son ministère. À la RATP, elle était surnommée "Burn-Out" tant elle demandait à ses employés, apprend-on dans un portrait du Monde paru en 2017. "Elle ne mesure pas toujours que tout le monde n’a pas les mêmes capacités", confiait l'un de ses proches en 2018 à Libération. "Les fonctions qu’elle a occupées génèrent du stress, cela peut déborder sur les équipes."

Elle est amatrice de longues randonnées et de lecture

Au travers des portraits qui lui ont été dressés dans la presse, on apprend qu'Élisabeth Borne est une adepte de la lecture et particulièrement de l'auteur finlandais Arto Paasilinna et de Sorj Chalandon.

La désormais Première ministre s'évade également lors de "longues randonnées en plein désert – Sud marocain ou Wadi Rum de Jordanie", écrit Le Monde.

Cinq comptes bancaires, deux appartements et une Citroën

Dans sa déclaration de patrimoine déposée en mai 2017, Élisabeth Borne indiquait posséder deux appartements, l'un de 68 mètres carrés à Paris, l'autre de 43 mètres carrés dans les Hauts-de-Seine. Elle disposait également de cinq comptes bancaires courants et d'épargne et d'une Citroën depuis 2015.

Publié dans Articles de Presse

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