Guerre en Ukraine : Après les tirs de missiles sur Kiev, pluie de scuds sur le Kremlin

Publié le par 20 Minutes par M.P. avec AFP

RECAP' Ce vendredi 29 avril, comme tous les soirs à 19h30, « 20 Minutes » fait le point pour vous sur l’avancée du conflit en Ukraine

 Une boutique dévastée après les derniers bombardements à Kiev. — Emilio Morenatti/AP/SIPA

Une boutique dévastée après les derniers bombardements à Kiev. — Emilio Morenatti/AP/SIPA

  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, « 20 Minutes » vous propose son point récap' sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce vendredi 29 avril, la communauté internationale a largement réagi aux tirs de missiles sur Kiev confirmés par Moscou. Ces frappes ont eu lieu alors que le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres était en visite dans la capitale ukrainienne.

Vous avez raté les derniers événements liés à la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

La Russie a confirmé ce vendredi avoir bel et bien effectué, la veille, une frappe avec des armes de « haute précision » contre Kiev, la capitale ukrainienne, en pleine visite du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. « Les forces russes ont détruit, avec des armes de haute précision de longue portée, les ateliers de l’entreprise spatiale Artiom dans la ville de Kiev », a indiqué le ministère russe de la Défense, lors d’un briefing.

Il s’agit du premier bombardement à Kiev depuis la mi-avril. L’armée russe a également détruit jeudi avec des « missiles de haute précision » « trois centrales électriques situées près de nœuds ferroviaires », notamment à Fastov, dans la région de Kiev, selon le ministère. « Cela en dit long sur la véritable attitude de la Russie envers les institutions internationales, sur les efforts des dirigeants russes pour humilier l’ONU et tout ce que l’organisation représente », a commenté Volodymyr Zelensky dans une vidéo. Pour en savoir plus, c’est par ici.

La phrase du jour

Une fois de plus, les Russes montrent le mépris qu’ils ont pour la vie humaine. Cette fois-ci, ils ajoutent le mépris qu’ils ont pour les Nations unies. »

Tels sont les mots lancés par Jean-Maurice Ripert, ancien ambassadeur de France en Russie, ce matin sur France Info. « Cette frappe intervient alors que la visite d’Antonio Guterres était fondée sur la demande de coopération avec la Cour pénale internationale pour dénoncer et juger des crimes de guerre commis contre des civils par l’armée russe. Le message est clair : la Russie ne coopérera pas », a-t-il ajouté.

Le chiffre du jour

200. C’est « environ » le nombre de Français qu’il reste en Ukraine, selon Etienne de Poncins. L’ambassadeur de France à Kiev était l'invité de BFMTV ce matin et a précisé que la plupart d’entre eux étaient des Franco-Ukrainiens qui n’avaient pas souhaité partir. « Une poignée » seulement aimerait quitter l’Ukraine mais ne le peut pas, alors que certains sont de retour dans le pays, en dépit des recommandations de l’ambassade.

La tendance du jour

Jusqu’où aller ? Dans le cadre du conflit en Ukraine, les pays occidentaux avancent sur une ligne de crête, intensifiant leur aide armée à Kiev tout en prenant soin, pour l’heure, d’éviter toute intervention directe qui les ferait passer au rang de cobelligérants aux yeux de Moscou. A ce stade, si l’on se base sur le droit des conflits armés, cette ligne rouge n’a pas été franchie par les pays de l’Otan, et ce, malgré l’intensification de l’appui militaire, souligne Julia Grignon, chercheuse à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem). : « Le fait de financer, d’équiper ou d’entraîner des forces armées ne suffit pas à faire entrer un Etat dans le conflit armé. »

La donne serait en revanche tout autre s’ils décidaient de participer directement aux hostilités en envoyant des troupes sur le terrain – un scénario exclu à ce stade par l’Occident, Etats-Unis en tête. La question de la cobelligérance pourrait également se poser si les pays occidentaux participaient à la planification militaire et la supervision des opérations militaires – comme ce fut le cas lors de la coalition internationale de lutte contre l’organisation Daesh en Irak et en Syrie.

Derrière le débat sémantique et juridique, une incertitude, celle de l’ampleur et de la nature de la réaction de la Russie qui brandit depuis le début de l’invasion des menaces en cas d’ingérence, promettant le cas échéant une riposte « rapide et foudroyante ».

Publié dans Articles de Presse

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