Guerre en Ukraine. Qui est Valeri Zaloujny, le chef de guerre qui bouscule l’armée russe ?

Publié le par Ouest-France par Benjamin Chabert

Valéry Zaloujny, commandant en chef des forces armées d’Ukraine, a remisé la rigidité de la doctrine soviétique et adopté les méthodes de combat de l’OTAN. Et il inflige de lourdes pertes aux troupes de Moscou.

Valeri Zaloujny, commandant en chef des forces armées d’Ukraine. | MINISTÈRE UKRAINIEN DE LA DÉFENSE

Valeri Zaloujny, commandant en chef des forces armées d’Ukraine. | MINISTÈRE UKRAINIEN DE LA DÉFENSE

En hissant Valeri Zaloujny à la tête des armées ukrainiennes, en juillet 2021, le président Zelensky ne s’y était pas trompé. Il enterrait bien l’héritage soviétique.

À 48 ans, sous ses traits poupins, le général Zaloujny incarne parfaitement une révolution copernicienne de la doctrine militaire en Ukraine.

Parti tout en bas de l’échelle

Épinglant ses premiers galons, à 20 ans, à l’Institut des forces terrestres d’Odessa, le soldatus sovieticus, fils de militaire parti tout en bas de l’échelle, s’est métamorphosé, au tempo de son propre pays, en commandant moderne, imprégné des doctrines de l’Otan.

Un armement moderne, des petites unités mobiles et des objectifs clairs pour libérer les soldats du feu vert des généraux. Tel est depuis son credo.

Zaloujny remodèle l’armée par le bas, mise sur des sergents instruits, technophiles et capables de parler une langue étrangère​. Sa fille, militaire à la garnison de Kiev, a épousé ce dessein.

Tourné vers le futur

Il veut en finir avec les cartes​, les ordres écrits ​et préparer ses troupes à ce qui les attend vraiment. Elles s’exercent donc aussi bien au maniement des drones turcs TB2 qu’aux lanceurs anti-char américains Javelin, dans les centres d’entraînement de l’Otan, comme à Yavoriv (ouest), près de la frontière polonaise.

Ces certitudes, il les a forgées dans la douleur. En août 2015, à Debatselve (oblast de Donetsk), il commandait une Brigade lors de l’une des plus importantes batailles contre les séparatistes pro-russes.

En hissant Valeri Zaloujny à la tête des armées ukrainiennes, en juillet 2021, le président Zelensky ne s’y était pas trompé. Il enterrait bien l’héritage soviétique.

À 48 ans, sous ses traits poupins, le général Zaloujny incarne parfaitement une révolution copernicienne de la doctrine militaire en Ukraine.

Parti tout en bas de l’échelle

Épinglant ses premiers galons, à 20 ans, à l’Institut des forces terrestres d’Odessa, le soldatus sovieticus, fils de militaire parti tout en bas de l’échelle, s’est métamorphosé, au tempo de son propre pays, en commandant moderne, imprégné des doctrines de l’Otan.

Un armement moderne, des petites unités mobiles et des objectifs clairs pour libérer les soldats du feu vert des généraux. Tel est depuis son credo.

Zaloujny remodèle l’armée par le bas, mise sur des sergents instruits, technophiles et capables de parler une langue étrangère​. Sa fille, militaire à la garnison de Kiev, a épousé ce dessein.

Tourné vers le futur

Il veut en finir avec les cartes​, les ordres écrits ​et préparer ses troupes à ce qui les attend vraiment. Elles s’exercent donc aussi bien au maniement des drones turcs TB2 qu’aux lanceurs anti-char américains Javelin, dans les centres d’entraînement de l’Otan, comme à Yavoriv (ouest), près de la frontière polonaise.

Ces certitudes, il les a forgées dans la douleur. En août 2015, à Debatselve (oblast de Donetsk), il commandait une Brigade lors de l’une des plus importantes batailles contre les séparatistes pro-russes.

Il a souvent loué ces centaines d’hommes qui ont sacrifié leur vie ​pour arrêter l’ennemi, lui qui est décrit par ses soldats comme un homme simple, franc, soucieux de leur bien-être​, à mille lieues des stars en uniforme ​qu’ils ont pu côtoyer.

Publié dans Articles de Presse

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