L’effet des sanctions se fait sentir sur l’armement russe

Publié le par L'Obs avec AFP

L’offensive russe dans le sud de l’Ukraine « n’a quasiment pas progressé ces derniers jours », tout comme dans le Donbass, selon un haut responsable du département de la Défense des Etats-Unis.

Un char russe à Marioupol, en Ukraine, le 18 avril 2022. (Licensed by Story Picture Agency/SIPA)

Un char russe à Marioupol, en Ukraine, le 18 avril 2022. (Licensed by Story Picture Agency/SIPA)

L’effet des sanctions internationales commence à se faire sentir sur l’industrie russe de l’armement, qui peine à remplacer les missiles guidés utilisés par l’armée en Ukraine en raison de l’embargo sur les composants électroniques qui frappe la Russie, a affirmé ce lundi 9 mai un haut responsable du Pentagone.

La Russie a lancé tellement de missiles sur l’Ukraine qu’« ils sont à court d’armement guidé de précision et ils ont du mal à les remplacer », a indiqué à la presse ce haut responsable ayant requis l’anonymat. « Nous pensons que les sanctions et les restrictions aux exportations, notamment en matière de composants électroniques, ont un effet sur le secteur de l’industrie de défense russe », a-t-il ajouté au cours d’un point de presse.

C’est pourquoi les grandes villes comme Marioupol ou Kharkiv sont touchées par des bombes non guidées qui ne font pas la différence entre une cible militaire et un immeuble d’habitation, a-t-il expliqué.

Des officiers qui « refusent d’obéir aux ordres »

Par ailleurs, les forces russes continuent de souffrir de problèmes d’approvisionnement et de discipline, y compris parmi les officiers qui « refusent d’obéir aux ordres et d’avancer », a-t-il indiqué.

Face à une résistance ukrainienne qui reste opiniâtre, l’opération russe dans le sud du pays « n’a quasiment pas progressé ces derniers jours », a indiqué le haut responsable du département de la Défense des Etats-Unis.

Dans le Donbass, « les Russes n’ont pas été en mesure de faire un quelconque progrès significatif », a-t-il dit, expliquant notamment cet échec par l’incapacité des forces russes à coordonner leurs frappes aériennes et leurs manœuvres au sol, ou encore la météo qui rend les sols boueux et contraint les chars à rester sur les routes goudronnées. En outre, « ils n’ont pas réglé tous leurs problèmes de logistique et d’entretien », a-t-il indiqué. « Nous les voyons encore avoir du mal à réapprovisionner leurs forces. »

Publié dans Articles de Presse

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