Le 8 mai, « une grande date de l'histoire française » pour l'association du Souvenir français en Eure-et-Loir

Publié le par L'Echo Républicain par Thomas Desprez

L’association du Souvenir français commémore aujourd'hui, le 77e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, avec, cette année, une symbolique particulière liée à la guerre en Ukraine.

La célébration du 8 mai est l’occasion d’une rencontre intergénérationnelle au sujet du devoir de mémoire. Photo d’archive © agence de Chartres

La célébration du 8 mai est l’occasion d’une rencontre intergénérationnelle au sujet du devoir de mémoire. Photo d’archive © agence de Chartres

« Le devoir de mémoire, c’est le souci porté par une population d’honorer l’engagement des anciens qui ont pris les armes pour la liberté et la paix d’un pays ». Cette définition proposée par Hugues d’Alès, délégué général du Souvenir français en Eure-et-Loir rappelle pourquoi commémorer la date du 8 mai 1945.

Une année particulière

« C’est une date fondamentale au même titre que le 11 novembre. Cela marque la fin d’un conflit où une majorité du territoire national était occupée par les Allemands. »

Après « quatre années de souffrance et d’humiliation, ce jour évoque une renaissance, un nouvel élan national de la France combattante et résistante », décrit l’ancien Saint-Cyrien. Cette année, quatre-vingtième anniversaire de la bataille d’El-Alamein (Égypte), la notion de renouveau prend sens car elle marque un renversement du pouvoir de force. L’idée de résistance prend également une certaine profondeur au regard du contexte international actuel.

La guerre menée par la Russie en Ukraine depuis plus de deux mois est un rappel de ce que représente le 8 mai. « Ce jour symbolise une date d’unité nationale et internationale. Cette année, c’est d’autant plus une évocation du souvenir de cette unité qui a réussi à faire plier la force allemande nazie » avec les Français, Américains, Anglais et Russes réunis. En Russie, cette date est fêtée le 9 mai avec le Jour de la Victoire. La raison : un simple décalage horaire au moment de l’acte de capitulation des Allemands.

Faire perdurer le devoir de mémoire

Pour Hugues d’Alès, 42 ans, dont la famille a combattu durant la guerre, « il faut continuer ce devoir de mémoire individuellement ou collectivement. » Et de citer Primo Levi, « tant que nous sommes en vie, il est de notre devoir de parler […] à ceux qui n’étaient pas encore nés, afin qu’ils sachent jusqu’où l’on peut arriver. »

Cette question générationnelle est au cœur des commémorations. Les porte-drapeaux peuvent être incarnés par des anciens combattants mais aussi par des jeunes adolescents qui reprendront de plus en plus le flambeau. « Quel que soit leur âge, leur acte symbolise l’importance du témoignage du passé. »

Cette date représente ainsi un ensemble d’éléments aux yeux du délégué général du Souvenir français local : les cent vingt-huit hommes partis de l’île de Sein en juin 1940 pour rejoindre le Général de Gaulle ; ces jeunes Euréliens qui au détour d’un bosquet ou d’un virage entreprenaient des embuscades contre les forces nazies ou encore la joie des Parisiens sur les Champs-Élysées.

« Commémorer, c’est faire mémoire avec, ensemble, pour honorer la résistance de ceux qui ont refusé d’abandonner. On les honore en célébrant ce jour où ils ont retrouvé la liberté. » 

Publié dans Articles de Presse

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