Guerre en Ukraine : la télévision russe moque la «macronite» qui «signifie appeler pour rien»

Publié le par Le Parisien

Plusieurs commentateurs russes s’en sont pris à Emmanuel Macron, raillant sa stratégie de communication avec Vladimir Poutine.

Le président Macron lors d'un coup de fil de fil avec Poutine en 2020. Michel Euler/Pool via REUTERS

Le président Macron lors d'un coup de fil de fil avec Poutine en 2020. Michel Euler/Pool via REUTERS

Alors qu’Emmanuel Macron tente de maintenir le contact avec son homologue russe, les critiques et les moqueries sur son approche diplomatique se poursuivent. Parfois, celles-ci proviennent même de Moscou. Ce week-end, plusieurs commentateurs russes s’en sont pris au locataire de l’Élysée, raillant sa stratégie de communication autour du conflit en Ukraine.

« Il n’y a pas de vrais leaders en Europe », a lancé le politiste russe Henry Sardaryan sur la chaîne de télévision d’État russe, Rossiya 1. « Si les chefs d’État européens d’il y a 40 ans découvraient qui est à la tête de leurs pays aujourd’hui, ils mourraient avant leur heure, ils feraient tous un infarctus », a-t-il jugé.

« Macron prend des médicaments, se demandant si Poutine va décrocher »

Puis l’analyste politique poursuit en évoquant le cas d’Emmanuel Macron. « J’ai lu récemment que le président français Emmanuel Macron a compté combien de temps il a passé au téléphone avec Vladimir Poutine. Avant chaque appel, il se fait prendre en photo où on le voit tant souffrir que je me fais du souci pour lui », s’amuse Henry Sardaryan.

« À chaque fois, il se tient la tête ou le cœur, prend des calmants. Je ne sais pas ce qu’il lui arrive. Chaque coup de fil est un test difficile pour lui », termine-t-il. « Macron a appelé très souvent. Heureusement, Poutine n’a pas toujours décroché. Alors, Macron prend des médicaments, se demandant si Poutine va décrocher. Nous avons désormais un nouveau mot : la macronite. Ce qui signifie appeler pour rien », poursuit un deuxième invité de la chaîne d’État, le journaliste russe Vladimir Solovyov.

Un dialogue défendu par Le Pen et Mélenchon

Le président français est l’un des rares dirigeants internationaux qui essaie d’entretenir un dialogue avec son homologue russe Vladimir Poutine. Le chef d’État a répété vendredi qu’il ne fallait « pas humilier la Russie » - des propos très mal perçus dans l’est de l’Europe - « pour que le jour où les combats cesseront, nous puissions bâtir un chemin de sortie par les voies diplomatiques ».

Ce dialogue entre l’Élysée et le Kremlin reste une option défendue par Jean-Luc Mélenchon, comme Marine Le Pen. Le leader insoumis, qui aspire à devenir Premier ministre à l’issue des législatives, a approuvé, mardi sur France inter, cette stratégie. « Si dans trois semaines j’ai à m’occuper de ce pays avec lui, il vaut peut-être mieux que j’évite toute de suite de commencer à provoquer des incidents ».

De même, Marine Le Pen juge que « le président français a raison d’essayer de trouver par la discussion les moyens d’arrêter cette guerre et de faire en sorte que l’Ukraine retrouve sa souveraineté ». « Je ne comprends pas pourquoi le président (ukrainien) Zelensky lui en fait le reproche puisqu’(il) a dit lui-même que la seule issue serait diplomatique », a poursuivi celle qui avait été reçue par Vladimir Poutine pendant la campagne présidentielle de 2017.

Publié dans Articles de Presse

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