Jean-Luc Mélenchon : « La déroute du parti présidentiel est totale »

Publié le par Le Dauphiné par la rédaction avec AFP

Le chef de file de la Nupes, Jean-Luc Mélenchon, a estimé dimanche que la « déroute du parti présidentiel » était « totale » et qu'« aucune majorité » ne se présentait, au soir du second tour des législatives.

Jean-Luc Mélenchon, lors de son discours ce dimanche soir à Paris. Photo Sipa/Michel EULER

Jean-Luc Mélenchon, lors de son discours ce dimanche soir à Paris. Photo Sipa/Michel EULER

« C’est une situation totalement inattendue, absolument inouïe : la déroute du parti présidentiel est totale, et aucune majorité ne se présente », a clamé Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de la Nupes, pour sa première prise de parole après les résultats du second tour des élections législatives.

Alors que les premiers résultats semblaient confirmer l'absence de majorité absolue à l'Assemblée pour le parti du président de la République, Jean-Luc Mélenchon a déclaré avoir rempli son objectif, « en moins d'un mois » : « Faire tomber celui qui avec autant d’arrogance avait tordu le bras de tout le pays pour être élu sans qu’on sache pour quoi faire ».

Le leader de la Nupes a fustigé « les donneurs de leçons de la macronie », décrivant le résultat du parti présidentiel comme « un échec moral ».

C’est l’échec moral de ces gens qui donnaient des leçons à tout le monde, sans arrêt, et qui se prétendaient le barrage à l’extrême droite, et qui auront eu pour principal résultat d’en avoir renforcé les rangs.

Je change de poste de combat

« Quel bon débarras, d’avoir vu après M. Blanquer éliminé dès le premier tour, [de] voir éjectés l’éborgneur Castaner, et l’injurieuse Montchalin ! », a cinglé Jean-Luc Mélenchon, se félicitant de la défaite de ces actuels ou anciens ministres.

Enfin, tout en demandant à ses supporters d'attendre les résultats définitifs en fin de soirée, le leader de la Nupes a semblé vouloir passer la main à ses jeunes troupes.

Toutes les possibilités sont dans vos mains. Quant à moi, je change de poste de combat, mais mon engagement est, demeurera, jusqu’à mon dernier souffle, dans les premiers de vos rangs, si vous le voulez bien.

« Le grand jaillissement de l’histoire, du plus profond de ce qu’est la France des rébellions et des révolutions, dorénavant a un visage : le visage de notre collectif, celui de l’union populaire », a conclu Jean-Luc Mélenchon.

Publié dans Articles de Presse

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