Macron à Kiev la semaine prochaine ? Le déplacement sur lequel planche l’Elysée

Publié le par Le Parisien par Marcelo Wesfreid, avec Henri Vernet

Mardi et mercredi prochain, le chef de l’Etat fait une virée à l’Est de l’Europe sur la question de la crise ukrainienne. La possibilité d’un déplacement surprise en Ukraine n’est pas exclue.

Cela fait plusieurs semaines qu’un déplacement d'Emmanuel Macron dans la capitale ukrainienne est évoqué en haut lieu. Reuters/Sarah Meyssonnier

Cela fait plusieurs semaines qu’un déplacement d'Emmanuel Macron dans la capitale ukrainienne est évoqué en haut lieu. Reuters/Sarah Meyssonnier

Le chef de l’État s’apprêterait-il à se rendre à Kiev en milieu de semaine prochaine ? C’est en tout cas une piste qui circule en haut-lieu. Mardi, Emmanuel Macron se rend en Roumanie pour rencontrer les soldats français déployés sur place dans le cadre de l’opération « Aigle » déclenchée lors de l’attaque de l’Ukraine par la Russie et destinée à la « réassurance » des pays de l’Est de l’Otan. Le lendemain, il sera en Moldavie. Deux pays limitrophes de l’Ukraine.

À cette occasion, Emmanuel Macron pourrait en profiter pour ajouter une halte à Kiev, en Ukraine. Cela fait plusieurs semaines qu’un déplacement dans la capitale ukrainienne est évoqué au palais. « Je n’exclus rien », nous avait répondu, sans en dire plus, le chef de l’État, dans son interview accordée à notre journal et à des titres de la presse régionale, le 4 juin. À l’Élysée, on reste évasif sur cette étape sensible : « Le projet est à l’étude mais rien n’est calé en termes de date », indique un conseiller.

À quelques jours du second tour des législatives, une virée à Kiev ne manquerait pas d’être largement commentée par les opposants au président. De nombreux responsables occidentaux ont déjà rendu visite à Volodymyr Zelensky, du Premier ministre britannique Boris Johnson à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en passant par le secrétaire d’État américain Antony Blinken. Le dernier déplacement d’Emmanuel Macron dans la capitale ukrainienne remonte, lui, au 8 février, avant le début du conflit.

Aplanir les malentendus

Si le rendez-vous se tenait, il permettrait d’aplanir les malentendus entre les deux présidents car les Ukrainiens n’ont pas apprécié l’appel d’Emmanuel Macron à ne pas « humilier » Vladimir Poutine, dans la même interview - la France justifie cette position modérée par la nécessité de trouver une porte de sortie diplomatique au conflit.

Quoi qu’il en soit, les sujets de défense se sont invités dans la fin des législatives. Pour Emmanuel Macron, c’est une thématique qui lui permet de marquer en filigrane ses différences avec Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sur la question de l’Otan et de la Russie. Lundi prochain, s’ouvre le salon international de l’armement et de la sécurité Eurosatory, au parc des expositions de Villepinte, en région parisienne. Il pourrait être inauguré par le chef de l’État. Par ailleurs, un important sommet de l’Otan se tiendra à Madrid les 29 et 30 juin.

En matière régalienne, l’exécutif cherche également à tourner la page du fiasco des sous-marins qui devaient être vendus à l’Australie, avant que le gouvernement de l’époque ne fasse machine arrière. Le ministre de la Défense Sébastien Lecornu doit rencontrer ce samedi son homologue australien, nouvellement élu, en marge d’une rencontre diplomatique à Singapour. Ce sera le premier contact de haut niveau entre les deux pays depuis la crise. Le sujet des dédommagements sera évoqué…

Publié dans Articles de Presse

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