Pouvoir d'achat : un coup de pouce pour les prestations sociales

Publié le par La Nouvelle République

Selon l’avant-projet de loi sur le pouvoir d’achat, huit milliards d’euros sont sur la table pour empêcher l’érosion du pouvoir d’achat des Français. Le gouvernement en appelle aussi au privé.

Plusieurs prestations sociales devraient être revalorisées à hauteur de 4 % dès le 1er juillet. © (Photo archives NR)

Plusieurs prestations sociales devraient être revalorisées à hauteur de 4 % dès le 1er juillet. © (Photo archives NR)

C’est l’heure de sortir les gros moyens. Alors que l’inflation atteindrait en moyenne 5,5 % sur l’année 2022 – du jamais vu depuis 1985 –, le gouvernement a décidé de mettre plusieurs mesures sur la table pour endiguer une baisse du pouvoir d’achat des Français, en particulier des plus modestes. Et ce malgré une hausse des taux d’intérêt qui risque d’aggraver la dette des finances publiques.

Une enveloppe de cinq milliards d’euros en 2022 Selon l’avant-projet de loi sur le pouvoir d’achat auquel plusieurs médias ont eu en partie accès, le gouvernement a prévu une enveloppe de huit milliards d’euros pour relever le niveau des prestations sociales, dont 6,5 milliards pour l’année 2022 et 1,5 milliard pour 2023. Ce coup de pouce prendra effet dès le 1er juillet avec une hausse d’au moins 4 % de la plupart des versements. À commencer par les retraites versées par les régimes de base auxquelles seront alloués pas moins de 5 milliards d’euros.

Les minima sociaux sont aussi concernés par cette revalorisation comme le revenu de solidarité active, l’allocation de solidarité spécifique accordée aux chômeurs en fin de droits ou encore l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Après avoir été réduites de cinq euros par mois et par personne en 2017 – l’une des mesures les plus décriées du premier quinquennat d’Emmanuel Macron – les aides personnelles au logement (APL) devraient être revalorisées de 3,5 %, soit de 1,5 à 2 points de moins en moyenne par rapport à l’inflation.

Dans le même temps, la hausse des loyers sera plafonnée à 3,5 % maximum « pendant un an », a précisé le ministre de l’Économie Burno Le Maire sur BFMTV. Un « bouclier » qui a été approuvé lundi par le Conseil national de l’habitat. Le plafond d’exonération fiscale de la prime transport, qui concerne les entreprises qui prennent en charge tout ou partie des frais de carburant de leurs collaborateurs utilisant un véhicule personnel, sera quant à lui relevé de 200 € par an maximum à 400 € « au titre des années 2022 et 2023 ».

Le gouvernement entend aussi faire pression sur les branches professionnelles qui ne prennent pas en compte l’augmentation du Smic dans leur grille de salaires, ce qui concernerait, au mois de juin, 120 entreprises. La rémunération versée aux stagiaires de la formation professionnelle et la prime d’activité se verront, elles aussi, donner un coup de pouce.

Mais tout ce dispositif – une promesse de campagne d’Emmanuel Macron – doit d’abord être débattu à l’Assemblée, où l’exécutif cherche un compromis avec l’opposition. « Je ne doute pas qu’il y ait une majorité de députés pour être aux côtés du gouvernement et faire en sorte d’améliorer la protection des ménages français », a assuré Olivier Dussopt, ministre du Travail. Réponse dans quelques jours.

Publié dans Articles de Presse

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