Résultats législatives 2022 : L’Hérault ne sait plus à quelle formation politique se vouer

Publié le par 20 Minutes par Jérôme Diesnis

SECOND TOUR Au second tour des législatives, entre Ensemble !, Nupes et Rassemblement national, l’électorat s’est éparpillé dans ce département sans majorité claire

 La députée Patricia Mirallès (Ensemble !) a été réélue sur la première circonscription de l'Hérault. — Alain Robert / SIPA

La députée Patricia Mirallès (Ensemble !) a été réélue sur la première circonscription de l'Hérault. — Alain Robert / SIPA

  • La Nupes, qui avait placé ses neuf candidats au second tour dans l’Hérault, ne gagne finalement que trois sièges, dont deux pour quelques centaines de voix.
  • Proche de la bérézina au premier tour, Ensemble ! sauve trois sièges de députés grâce aux sortants Patrick Vignal et Patricia Mirallès et à Laurence Cristol, sur la circonscription de Coralie Dubost. Trois circonscriptions en partie montpelliéraine, mais gagnées grâce aux petites communes environnantes.
  • Le Rassemblement national gagne deux circonscriptions, dont celle de Sète, sans compter celle d’Emmanuelle Ménard (DVD), proche du RN. Il échoue pour très peu dans deux autres.

A quelques exceptions près, l’indécision était de mise dans l’Hérault avant ce second tour des élections législatives. Le report des voix des éliminés (RN ou Ensemble !) semble avoir finalement desservi les candidats de la Nupes, qui avaient réalisé le grand chelem en qualifiant leurs neuf candidats au second tour. Trois élus pour la Nupes, trois pour Ensemble ! deux pour le Rassemblement national et Emmanuelle Ménard (DVD) proche de ce parti, on assiste à un morcellement de l’électorat entre les différentes forces politiques dans le département.

La percée du RN. Dans ses duels avec Nupes, le Rassemblement national a largement profité du report des voix des électeurs qui avaient choisi au premier tour les candidats d’Ensemble ! C’est particulièrement spectaculaire sur la 7e circonscription, celle de Sète, où Aurélien Lopez-Liguori évince le communiste Gabriel Blasco (Nupes), de près de 20 points. Même Sète n’a donné qu’une majorité de… 12 voix au candidat de la Nupes. Dans la circonscription la plus rurale du département, la cinquième, la candidate RN Stéphanie Glazy s’impose également largement contre le maire de Capestang Pierre Polard.

La Nupes sans réserve. La Nupes avait qualifié ses neuf candidats. Mais l’union populaire dès le premier tour l’a privée de réserve de voix. Après avoir basculé en tête presque partout, les candidats de Jean-Luc Mélenchon affichent un bilan loin d’être à la hauteur de leurs espérances dans l’Hérault. A l’exception de la deuxième circonscription 100 % montpelliéraine où l’avance de Nathalie Oziol (LFI) lui assurait un tapis rouge pour succéder à Muriel Ressiguier (LFI), la Nupes a peiné à confirmer sa dynamique. Largement en tête au premier tour, Sébastien Rome et Sylvain Carrière ont néanmoins réussi à conserver une avance de quelques centaines de voix sur les candidats RN, suffisante pour siéger à l’Assemblée nationale.

Ensemble ! sauve les meubles. Après la bérézina du premier tour (trois députés sortants éliminés et quatre circonscriptions perdues), la majorité présidentielle a finalement conservé trois sièges, les trois sur des circonscriptions montpelliéraines. Mais c’est en dehors de la préfecture de l’Hérault que les députés sortants Patricia Mirallès et Patrick Vignal ont fait le plein de voix pour assurer leur réélection. Sur la 3e, celle de Coralie Dubost, la maire de Saint-Clément-de-Rivière Laurence Cristol s’impose de plus de 2.000 voix devant Julie Mignacca, seule candidate EELV adoubée par la Nupes dans le département.

Emmanuelle Ménard intouchable. La députée sortante (DVD) avait frappé un grand coup en s’approchant des 50 % des suffrages exprimés dès le premier tour. La députée proche du Rassemblement national, est très largement réélue avec 69,83 % des voix contre son adversaire de la Nupes. Comme au premier tour, le taux de participation (43,30 %) y a été particulièrement bas.

Languedoc et Roussillon, nouveaux bastions du RN. L’Aude, les Pyrénées-Orientales et le Gard ont largement porté le Rassemblement national en tête des suffrages. Le parti de Marine Le Pen réalise même le grand chelem dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales. Au total, ces trois départements envoient au palais Bourbon onze députés RN sur les treize sièges à pourvoir. Avec les deux députés de l’Hérault, le Languedoc et le Roussillon s’affirment d’élections en élections comme des places fortes du parti en France.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article