Un ancien gardien de camp, plus vieil accusé de crimes nazis, condamné à 5 ans de prison

Publié le par Le Figaro avec AFP

Josef Schütz, 101 ans, jugé depuis octobre pour des exactions lorsqu'il était gardien dans un camp allemand, a été condamné ce mardi.

Un ancien gardien de camp, plus vieil accusé de crimes nazis, condamné à 5 ans de prison

Josef Schütz, 101 ans, jugé depuis octobre pour des exactions lorsqu'il était gardien dans un camp allemand, a été condamné ce mardi.

Son procès se tenait depuis octobre, pour des exactions qu'on lui reproche d'avoir commises lorsqu'il était gardien dans un camp allemand. Cet ancien sous-officier des Waffen SS était poursuivi pour «complicité» dans le meurtre de 3518 prisonniers lorsqu'il opérait entre 1942 et 1945 dans le camp de Sachsenhausen, alors au nord de Berlin.

Jamais au cours de la trentaine d'audiences au tribunal de Brandebourg-sur-la-Havel (est), plusieurs fois reportées en raison de sa santé fragile, il n'aura exprimé le moindre regret. Au contraire, lundi il a encore nié toute implication, se demandant «pourquoi il était là», et affirmé que «tout est faux» à son sujet. «Je ne sais pas pourquoi je suis là. Je dis la vérité. Je n'ai rien à voir avec la police ou l'armée, tout ce qui a été dit est faux», s'est contenté de dire l'accusé, des trémolos dans la voix. Habillé d'une chemisette grise et d'un bas de pyjama, il est entré dans la salle d'audience du tribunal de Brandebourg-sur-la-Havel, à 70 kilomètres à l'ouest de Berlin, en chaise roulante. Auparavant, il avait écouté sans réagir la plaidoirie de son avocat qui, sans surprise, a demandé son acquittement.

«À 101 ans, il s'agit du plus vieil accusé de l'histoire allemande, je demande donc son acquittement», a dit maître Stefan Waterkamp. «Nous ne possédons pas de photo de lui avec un uniforme SS» mais n'avons que «des indices» de son éventuelle activité à Sachsenhausen, a-t-il affirmé. «Dès 1973, les enquêteurs avaient en possession des éléments sur lui mais ils ne l'ont pas poursuivi. À l'époque, des témoins auraient pu être entendus, désormais ils sont tous décédés ou plus en capacité de parler», a-t-il ajouté. «Le danger de ce tribunal serait d'essayer de rattraper les erreurs de la génération précédente de juges», a lancé Stefan Waterkamp.

Publié dans Articles de Presse

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