Guerre en Ukraine : Face aux revers militaires, Vladimir Poutine va-t-il choisir l’option du nucléaire ?

Publié le par 20 Minutes par Marion Pignot

RECAP' Ce vendredi 15 avril et comme tous les soirs, « 20 Minutes » fait le point pour vous sur l’avancée du conflit en Ukraine

Vladimir Poutine — Mikhail Klimentyev/AP/SIPA

Vladimir Poutine — Mikhail Klimentyev/AP/SIPA

  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, « 20 Minutes » vous propose son point récap' sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce vendredi 15 avril, la Russie a annoncé que les frappes sur Kiev allaient être intensifiées. Les nouveaux bombardements semblent annoncer un changement d’approche de la Russie et laissent craindre une nouvelle fois une escalade nucléaire russe.

Vous avez raté les derniers événements liés à la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Kiev à nouveau menacée… La Russie a annoncé vendredi avoir détruit une usine d’armement en banlieue de Kiev et assuré que les frappes sur la capitale ukrainienne allaient être intensifiées pour répondre aux attaques en territoire russe, dont elle accuse l’Ukraine. Une usine de la région de Kiev, fabriquant des missiles Neptune que l’armée ukrainienne a dit avoir utilisés pour frapper le croiseur russe Moskva, a été touchée dans la nuit par une frappe russe. Selon Moscou, le navire amiral de la flotte de la mer Noire a coulé jeudi à la suite d’un incendie, mais des experts jugent crédible que des frappes ukrainiennes en soient plutôt la cause.

Le chiffre du jour

95. C’est en pourcentage le nombre de personnes retrouvées mortes à Boutcha tuées par balle, a déclaré vendredi le chef de la police de la région de Kiev Andriï Nebitov. « 95 % des gens ont été abattus avec des fusils de haute précision ou d’autres armes légères » a-t-il précisé.

La phrase du jour

C’est le Donbass que la Russie veut détruire en premier, comme s’ils voulaient qu’il ne reste que des pierres et plus aucun être humain. »

Ce sont les mots du président ukrainien Volodymyr Zelensky, prononcé dans son rituel message du soir mis en ligne sur Facebook, Volodymyr Zelensky y a assuré que « la cible principale » des Russes était bel et bien cette région de l’est de l’Ukraine.

La tendance du jour

Les nouveaux bombardements de Moscou sur Kiev semblent annoncer un changement d’approche de la Russie qui, après avoir échoué à vaincre les défenseurs de la capitale ukrainienne, avait annoncé fin mars qu’elle allait se concentrer sur l’Est en retirant ses forces.

« Il est possible que le président Poutine et les dirigeants russes sombrent dans le désespoir, compte tenu des revers qu’ils ont subis jusqu’ici d’un point de vue militaire », a lâché le chef de la CIA, William Burns. Alors la question se pose à nouveau : la Russie peut-elle utiliser ses armes nucléaires tactiques, plus petites en charge explosive, destinées au champ de bataille et ayant une portée inférieure à 5.500 km ? « En cas d’enlisement ou d’humiliation, on peut imaginer une escalade verticale, a rappelé ce vendredi un haut gradé français sous couvert de l’anonymat. Poutine n’est pas entré dans cette guerre pour la perdre. »

Si Vladimir Poutine décidait d’anéantir ne serait-ce qu’un village ukrainien pour montrer sa détermination, « le coût politique serait monstrueux. Il perdrait le peu de soutien qui lui reste. Les Indiens reculeraient, les Chinois aussi, assure William Alberque, de l’International Institute for Strategic Studies (IISS). Je ne pense pas que Poutine le fera ». Dans les chancelleries occidentales, les certitudes ont moins cours. « Le Rubicon initial a été franchi » lors de l’invasion de l’Ukraine, « il n’y a plus vraiment de limites », admet un diplomate occidental.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article