Famille tuée à Carantec : la piste de l’empoisonnement, ce que l’on sait du drame [Vidéo]

Publié le par Le Télégramme par Corentin Bonizec

Quatre corps ont été retrouvés sans vie, au domicile familial, à Carantec (29), ce dimanche 30 octobre. Le père de famille était pendu au rez-de-chaussée ; sa compagne et ses filles, chacune dans leurs lits respectifs, sans trace extérieure de violences.

 Famille tuée à Carantec : la piste de l’empoisonnement, ce que l’on sait du drame [Vidéo]

À Carantec, une séparation de couple tourne au drame familial. C’est la piste avancée, ce dimanche soir, par le parquet de Brest. Vers 10 h, quatre membres d’une même famille ont été retrouvés morts à leur domicile, rue François-Le Duc à Carantec, par une équipe de gendarmes de la compagnie de Plourin-lès-Morlaix et des pompiers.

Il s’agit, selon les informations du Télégramme, de Gaétan Urien, 41 ans ; de son épouse, Florence, 38 ans ; et de leurs deux filles, Romane et Izia-Marie, âgées de 8 et 11 ans. Le couple était marié depuis juin 2009. L’alerte a été donnée par la mère de l’épouse, sans nouvelle de sa fille depuis samedi.

La piste de l’empoisonnement

Le père a été retrouvé pendu, au rez-de-chaussée, dans la cage d’escalier. Son épouse et leurs deux enfants étaient dans leurs lits respectifs, également sans vie. « Les premières constatations faites sur les lieux par les enquêteurs et par le médecin légiste requis n’ont révélé aucune trace de blessure externe, ni d’utilisation d’une arme sur aucun des corps », indique le parquet.

Toujours selon les informations du Télégramme, la piste de l’empoisonnement serait privilégiée en raison de traces de vomissements retrouvées dans les lits des fillettes. L’habitation ne présentait aucun désordre apparent. Un chien, appartenant apparemment à la famille, a également été retrouvé mort.

Ce que l’on sait de la famille

Entre 2011 et 2019, Gaétan Urien avait travaillé aux pompes funèbres Menez, à Plouigneau. Depuis, il travaillerait pour une autre marbrerie du pays de Morlaix. Selon nos informations, l’entreprise a mis en place une cellule d’écoute pour ses salariés.

Sa compagne, Florence, avait tenu l’institut de beauté Intemporelle, à Morlaix, rue de Paris, jusqu’à l’épidémie de covid-19. Elle était, depuis, commerciale à la résidence Domitys, rue de Kermadiou, toujours à Morlaix.

Les enfants étaient scolarisés à Morlaix. La plus jeune, Romane, fréquentait l’école Notre-Dame de Lourdes, en classe de CE2. Sa sœur aînée, Izia-Marie, était en classe de sixième au collège Saint-Augustin, comme l’avaient été ses parents auparavant.

Une enquête pour homicides ouverte

La brigade de recherches de la gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix est saisie de l’enquête ouverte des chefs d’homicides volontaires. Des autopsies seront réalisées afin de déterminer les causes des décès.

La maison, située sur une petite colline entourée de champs, est à quelques centaines de mètres de la mer. Elle fait partie d’un petit groupe de trois ou quatre maisons datant des années 70, situées à quelques kilomètres du centre-bourg de cette commune balnéaire d’environ 3 200 habitants à l’année, en baie de Morlaix.

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