L’avocat pénaliste Jean-Louis Pelletier est mort

Publié le par Le Monde avec AFP

Mentor de nombreux ténors du barreau, dont l’actuel ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, Mᵉ Jean-Louis Pelletier a notamment été l’avocat de Jacques Mesrine et de « Francis le Belge ».

Jean-Louis Pelletier, devant la cour d’assises de Bobigny, le 28 octobre 2008. LIONEL BONAVENTURE / AFP

Jean-Louis Pelletier, devant la cour d’assises de Bobigny, le 28 octobre 2008. LIONEL BONAVENTURE / AFP

Le pénaliste Jean-Louis Pelletier, figure du barreau de Paris et ancien avocat de Jacques Mesrine ou du parrain marseillais « Francis Le Belge », est décédé à l’âge de 86 ans, a annoncé, mardi 11 octobre, l’Association des avocats pénalistes.

« L’ADAP salue avec une grande tristesse la mémoire de l’un de ses fondateurs, Jean-Louis Pelletier. Immense pénaliste, seigneur des assises, il était d’une générosité et d’un abord délicieux pour les jeunes confrères », a indiqué l’association sur Twitter, où plusieurs confrères lui ont rendu hommage.

Le ministre de la justice et ancien avocat Eric Dupond-Moretti a, lui, salué la mémoire d’un de ses mentors. « Jean-Louis Pelletier était l’un des plus grands. Jeune avocat, j’ai eu l’immense honneur d’apprendre à ses côtés. Son talent n’avait d’égal que son humanité. Avec sa disparition, c’est une page de l’histoire des avocats qui se tourne », a-t-il déclaré sur Twitter.

Avocat de l’« ennemi public numéro un »

Me Pelletier s’était notamment rendu célèbre en assurant la défense de figures du grand banditisme, dont l’« ennemi public numéro un » Jacques Mesrine, tué par la police en 1979 alors qu’il était recherché pour braquages. Jacques Mesrine « avait deviné son destin. Il avait prévu qu’on ne lui ferait pas de cadeau », avait alors commenté son avocat.

Il avait également défendu Francis Vanverberghe alias « Le Belge », ancien parrain marseillais de la drogue assassiné en 2000. Plus récemment, Me Pelletier avait été le conseil du braqueur multirécidiviste Redoine Faïd. Après la spectaculaire évasion de son client en 2013, il avait dit ne pas être « étonné ». « Un client qui s’évade, en principe ce n’est pas tellement étonnant, surtout quand c’est quelqu’un qui est dans sa situation et avec, si je puis dire, l’entregent qui est le sien » avait-il ajouté.

En 2011, dans les colonnes du Parisien, il avait également raconté avoir obtenu des grâces présidentielles pour deux de ses clients condamnés à mort, auprès de Charles de Gaulle en 1965 et de François Mitterrand en 1981.

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