Marche contre la vie chère : la police met en garde contre des risques de violence

Publié le par Le Parisien avec AFP

Les organisateurs de la marche qui se tiendra ce dimanche à Paris ont été prévenus de la présence à craindre d’individus prêts à détourner l’objet premier de la manifestation.

Les organisateurs de la marche contre la vie chère ont été prévenus des risques de débordements. LP/Olivier Lejeune

Les organisateurs de la marche contre la vie chère ont été prévenus des risques de débordements. LP/Olivier Lejeune

Les forces de la Nupes (le Parti communiste excepté) veulent montrer les muscles dimanche contre le gouvernement. Il leur faudra peut-être aussi subir des actes de violence commis par des groupuscules d’extrême gauche désireux d’en découdre avec les forces de l’ordre. Les services de police ont en effet averti les organisateurs de la marche contre la vie chère, dimanche, à Paris, des risques de présence de personnes de l’ultra gauche ou de Gilets jaunes ultra qui voudraient faire dégénérer la manifestation, a-t-on appris samedi de source policière.

« La marche contre la vie chère et l’inaction climatique » est organisée entre la place de la Nation et celle de la Bastille à l’appel notamment de LFI, du PS et d’EELV. Les services de police nourrissent de « vraies craintes » face « à la venue de personnes violentes de l’ultra gauche, des ultra Gilets jaunes qui voudraient perturber la manifestation », ajoute la même source.

Des craintes partagées par Jean-Luc Mélenchon ? Interrogé par Ouest-France sur les risques de débordements, le patron des Insoumis explique ne pas redouter un détournement du mouvement. « Mais je le condamne d’avance, poursuit-il. Un quelconque débordement ne servirait qu’une seule personne : Monsieur Macron. Pas nous ! »

« 400 à 500 individus violents »

Jean-Luc Mélenchon rêvait de réunir dimanche les forces politiques de gauche ainsi que les syndicats. Un nouveau Front populaire qui n’est pas encore pour tout de suite, puisque les syndicats ont préféré organiser leur propre événement mardi prochain. « Nous sommes en train de réaliser une forme d’interaction entre le mouvement syndical et le mouvement populaire, ce qui sera une première en France », veut pourtant croire le troisième homme de la présidentielle.

Selon Franceinfo, les forces de l’ordre attendent environ 30 000 manifestants. Parmi eux pourraient se trouver 400 ou 500 individus jugés violents, selon une note du renseignement territorial consultée par nos confrères. Toujours d’après Franceinfo, environ 2 000 agents seront mobilisés pour assurer la sécurité.

Signe d’une certaine inquiétude entourant le déroulement de cette manifestation, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui avait prévu de se rendre dans le Nord ce week-end, a décidé de rester à Paris.

Publié dans Articles de Presse

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