Mussolini, le premier fasciste Cinecittà, de Mussolini à la Dolce vita

Publié le par France TV Pro

Deux documentaires inédits Dimanche 23 octobre à 20.55 et à 22.45. En Italie, le 27 octobre 1922, il y a exactement 100 ans, Mussolini lançait ses militants, les chemises noires, à l'assaut de Rome. Le 25 septembre dernier, aux élections générales italiennes, le parti post-fasciste, avec à sa tête Giorgia Meloni, était victorieux. La case du siècle, qui offre une plongée dans l’histoire contemporaine du XXe et du XXIe siècle en France et dans le monde, propose une soirée spéciale consacrée à l'Italie. À 20.55, le documentaire inédit en deux parties Mussolini, le premier fasciste de Serge de Sampigny sera suivi de Cinecittà, de Mussolini à la Dolce vita d’Emmanuelle Nobécourt.

Mussolini, le premier fasciste Cinecittà, de Mussolini à la Dolce vita
  • Première partie de soirée

Mussolini, le premier fasciste

Documentaire en deux parties

Il y a un siècle, à l’issue de sa marche sur Rome en octobre 1922, Benito Mussolini s’emparait du pouvoir en Italie. Il n’allait plus le lâcher jusqu’à sa mort en 1945, instaurant une dictature totalitaire pendant plus de deux décennies. S’il a parfois été considéré comme un « bouffon » et un dictateur de second rang, le « Duce » a en réalité inventé le fascisme et a longtemps été imité par Adolf Hitler, qui le considérait comme son maître en politique. Voulant transformer son pays en nation guerrière, Mussolini avait promis aux Italiens le retour à la grandeur de l’Empire romain. En gouvernant par la violence et la ruse, il a été l’un des premiers populistes contemporains et a entraîné son pays dans la catastrophe. Qui était Mussolini ? Pourquoi s’est-il allié avec Adolf Hitler ? A-t-il été suivi des Italiens ? Avec les derniers témoins de l’époque, ce portrait, bénéficiant des conseils de l’historienne Marie-Anne Matard-Bonucci, revient sur le parcours de l’un des dictateurs les plus connus du XXe siècle – et les plus ignorés à la télévision. 

20.55 > Le verbe et la matraque (épisode 1/2)

Orateur hors pair, Benito Mussolini s’est emparé de l’Italie en octobre 1922, quatre ans après la fin de la Première Guerre mondiale. Fils d’un militant d’extrême gauche, il bénéficia du soutien des milieux patronaux et de nombreux anciens combattants. En faisant miroiter au peuple italien le retour à la grandeur, en réprimant les communistes et en supprimant les libertés publiques, il a suscité l’admiration de nombreuses personnalités dans les années 1920, et atteint le summum de sa popularité lors de la guerre d’Éthiopie en 1935. Sa chute allait être rude. 

21.50 > La chute (épisode 2/2)

Au milieu des années 1930, Mussolini cherche à consolider son pouvoir alors que son régime s’essouffle, et il décide de s’allier avec Hitler. Il va se laisser entraîner dans l’engrenage fatal vers la guerre mondiale, et ses armées connaîtront l'échec. Renversé en 1943 par plusieurs de ses anciens amis, emprisonné, il sera libéré par les commandos de Hitler et se maintiendra au pouvoir jusqu’en avril 1945, avant d’être exécuté par la résistance, et pendu par les pieds sur une place de Milan.  

Biographie

Serge de Sampigny est auteur, réalisateur et producteur de documentaires historiques. Né en 1965, diplômé de l’IEP de Paris, il a fondé la société Histodoc en 2009. Ancien reporter pour la radio, la presse écrite et la télévision, il s’est spécialisé dans les documentaires sur les deux guerres mondiales (Pétain, un héros si populaire ; Dans la tête des SS ; En France à l’heure allemande ; Ils ont libéré Paris ; De Auschwitz à Jérusalem ; Verdun, ils ne passeront pas). Il est l’auteur de l’essai Dans la tête des SS (Albin Michel) et, avec l’historien Marc Ferro, de Pétain en vérité (Tallandier). 

Festival

Projection à Pessac en "avant-première / FranceTélévisions" le 17 Octobre, dans le cadre du festival « Unipop »

  • Deuxième partie de soirée

22.45 > Cinecittà, de Mussolini à la Dolce vita

Mussolini, le premier fasciste Cinecittà, de Mussolini à la Dolce vita

De 1937 aux années 1960, de Scipion l’Africain à la Dolce vita, Cinecittà a été un véritable laboratoire politique de l’Italie.

Pendant vingt-cinq ans, au cœur de ces studios créés par Mussolini lui-même pour assurer sa propagande fasciste, les réalisateurs italiens ont réussi à contourner les pressions politiques et la censure, à survivre à la guerre et ses désolations, à faire face à la concurrence américaine. Alors que ces défis auraient pu signer la fin du cinéma italien, c’est au contraire dans ces difficultés que les cinéastes ont trouvé la force de créer un mouvement artistique de premier plan et un cinéma d’un genre nouveau. Et à faire de Cinecittà le témoin privilégié de la réalité de la société italienne, son miroir véritable, et surtout le principal ambassadeur de l’Italie à travers le monde.

Publié dans Articles de Presse

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