Un habitant de l'archipel retrouve un bombardier de la Seconde Guerre Mondiale à Gander, au Canada

Publié le par franceinfo St-pierre & Miquelon par Redaction SPM

Tony Merkel, technicien de maintenance marine à Saint-Pierre, s'intéresse à cet appareil depuis plusieurs années. Sous la supervision de Luc Michel, ils ont plongé dans le lac de Gander pour retrouver ce bombardier endormi depuis 1943.

Un Bombardier de la seconde guerre mondiale retrouvé et observé par une équipe de plongeurs • ©Maxwell Hohn

Un Bombardier de la seconde guerre mondiale retrouvé et observé par une équipe de plongeurs • ©Maxwell Hohn

C'est une histoire qui se découvre à 40 mètres de profondeur. Témoin de l'aide canadienne apportée aux Alliés pendant la Seconde Guerre Mondiale, ce bombardier repose dans les eaux froides du lac de Gander depuis 79 ans, après l'arrêt de l'un de ses moteurs. 

Des parties de l'appareil en bon état

"Pendant la Seconde Guerre Mondiale, quand les Allemands avaient envahi les trois quarts de l'Europe, les Américains et Canadiens ont envoyé des convois de bateaux à travers l'Atlantique pour apporter des vivres. Les Allemands, eux, attendaient avec des U-Boot (Unterseeboot en allemand, ndlr) et des sous-marins et les attaquaient pendant la traversée" raconte Tony Merkel. Le Terre-Neuvien d'origine, technicien de maintenance marine, a retrouvé cet appareil dans le lac de Gander, situé dans la province voisine. 

"Il était sur le dos, avec encore les trois roues gonflées" décrit-il. "Le châssis était un peu écrasé, les ailes et la queue intactes. Il y avait une dizaine de mitraillettes, des balles, des instruments pour lancer des bombes. Les lumières sur les ailes sont également en parfait état. On a vraiment été surpris du bon état de cette épave".  

Une équipe de National Geographic sur place 

Tony Merkel, accompagné d'autres plongeurs, ont donc pu s'approcher de la carcasse de l'avion. Une première depuis 80 ans, car à l'époque, les moyens techniques étaient limités. Sans compter que le lac de Gander fait 53 kilomètres de long et peut atteindre 350 mètres de profondeur maximale. À l'époque, les plongeurs avaient pu récupérer un membre d'équipage. "Avec les gars de notre équipe, on a su qu'il y avait une expédition de la société National Géographic qui se préparait. Je me suis mis en contact avec eux".

L'équipe a donc plongé avec un équipement vidéo haut de gamme, et dans de meilleures conditions de sécurité qu'il y a 79 ans. L'expédition s'est déroulée le 5 septembre dernier, après plus de neuf ans de préparation. 

Le reportage d'Élise Marné et Aldric Lahiton. 

Publié dans Articles de Presse

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