Joe Biden veut fixer des "lignes rouges" lors de son face à face avec son homologue chinois Xi Jinping

Publié le par franceinfo avec AFP France Télévisions

Le président américain espère avoir des échanges "directs" avec son homologue chinois et entend trouver des sujets de "coopération sur des questions de fond". 

Le président américain Joe Biden à son arrivée à Bali (Indonésie) pour le G20, le 13 novembre 2022.  (MADE NAGI / POOL / AFP)

Le président américain Joe Biden à son arrivée à Bali (Indonésie) pour le G20, le 13 novembre 2022. (MADE NAGI / POOL / AFP)

Joe Biden a averti dimanche 13 novembre qu'il comptait fixer des "lignes rouges" dans les relations tendues entre les Etats-Unis et Pékin lors de sa rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping, prélude à un sommet du G20 qui s'annonce marqué par de profondes divisions.

Le président démocrate a atterri sur l'île indonésienne de Bali dimanche soir à bord du Air Force One pour la rencontre des dirigeants des sommets des grandes économies mondiales mardi et mercredi, après avoir participé au sommet de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est à Phnom Penh.

Des "discussions franches"

Le président américain a estimé qu'il abordait la rencontre de lundi "renforcé" après le succès inattendu du parti démocrate aux élections de mi-mandat. Les deux hommes ne manquent pas de sujets à débattre, Washington et Pékin étant à couteaux tirés sur des questions allant du commerce aux droits humains dans la région chinoise du Xinjiang, en passant par le statut de Taïwan. "Je connais Xi Jinping, il me connaît", a-t-il ajouté, affirmant qu'ils ont toujours eu des "discussions franches". Les deux hommes ont une relation qui remonte à plus d'une décennie, à l'époque où Joe Biden était vice-président, mais lundi, ils se rencontreront en face à face pour la première fois dans leurs rôles actuels.

"Nous avons très peu de malentendus. Nous devons juste déterminer quelles sont les lignes rouges", a avancé le président américain. Son conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan a assuré que Joe Biden espérait des échanges "directs" mais aussi trouver des sujets de "coopération sur des questions de fond". "Les Etats-Unis sont prêts à une concurrence féroce avec la Chine mais ne cherchent pas la confrontation", a-t-il expliqué à des journalistes à bord d'Air Force One.

Selon la Maison Banche, Joe Biden pressera Pékin de jouer de son influence pour modérer la Corée du Nord qui vient de procéder à une série record de tirs de missiles, semblant se préparer à conduire le 7e essai nucléaire de son histoire.

Publié dans Articles de Presse

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