Réintégration des soignants non vaccinés : les députés de La France insoumise échouent à faire adopter le texte

Publié le par franceinfo avec AFP France Télévisions

Entre les demandes de suspension de séance, les rappels aux règlements et les dépôts d'amendements en rafale, le camp présidentiel a compromis la tenue du vote.

Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise, à l'Assemblée nationale, le 24 novembre 2022. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise, à l'Assemblée nationale, le 24 novembre 2022. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Une grande tension dans l'hémicycle. La journée réservée au groupe La France insoumise à l'Assemblée a tourné au vinaigre jeudi 24 novembre au soir, les oppositions fustigeant les "manœuvres" du camp présidentiel pour empêcher la tenue d'un vote sensible sur la réintégration des soignants non vaccinés.

"Tu vas la fermer !", a notamment lancé, excédé, le député de Guadeloupe Olivier Serva (groupe Liot), à l'adresse de députés Renaissance qui l'interpellaient pendant son intervention. L'élu ultramarin dénonçait les techniques employées pour ralentir les débats.

"Vous utilisez des subterfuges petits, comme vos idéaux, vous salissez la démocratie avec vos bassesses, vous êtes minoritaires, acceptez-le !", a-t-il tempêté. "Vous devriez avoir honte !", a également lâché à l'adresse des macronistes Olivier Marleix, le chef de file du groupe LR, dont des députés sont favorables au texte de LFI, tout comme le groupe RN.

Le vote n'a pas eu lieu

A coups de demandes de suspension de séance, de rappels aux règlements et de dépôts d'amendements en rafale, le camp présidentiel a compromis la tenue d'un vote sur le texte en discussion, que les oppositions semblaient en mesure de pouvoir faire adopter, contre l'avis du gouvernement.

Il s'agit d'une proposition de loi de LFI demandant de réintégrer le personnel non vacciné contre le Covid-19 des établissements de santé et de secours, pour y pallier les pénuries d'effectifs.

Lors des suspensions de séance, des éclats de voix entre députés étaient audibles dans les couloirs de l'Assemblée. "Les ultramarins se sentent humiliés, méprisés par le gouvernement et les députés de la majorité présidentielle", a expliqué un membre de la Nupes, précisant avoir assisté à des échanges "très tendus".

"Il se fait tard et les esprits s'échauffent", a lancé la présidente de la séance, Naïma Moutchou (Horizons). "Je demande d'éviter les provocations, qui entraînent des réponses, et à cette heure tardive, elles arrivent plus vite".

Publié dans Articles de Presse

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