Affaire Bonfanti : le meurtrier présumé reste en prison, sa demande de remise en liberté a été rejetée

Publié le par France Bleu Isère , France Bleu Pays de Savoie par Véronique Pueyo

Yves Chatain, le meurtrier présumé de Marie-Thérèse Bonfanti, en mai 1986 à Pontcharra, reste en prison. Ainsi en a décidé la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Grenoble, devant laquelle il avait fait sa demande de remise en liberté, la semaine dernière. La famille Bonfanti est soulagée.

La famille de Marie-Thérèse Bonfanti se dit soulagée par la décision de Chambre de l'Instruction de la Cour d'appel de Grenoble © Radio France - Véronique Pueyo

La famille de Marie-Thérèse Bonfanti se dit soulagée par la décision de Chambre de l'Instruction de la Cour d'appel de Grenoble © Radio France - Véronique Pueyo

La décision de la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Grenoble est "tombée" ce jeudi matin. Yves Chatain reste en prison. Incarcéré depuis mai 2022, après avoir avoué avoir étranglé Marie-Thérèse Bonfanti, jeune mère de famille de 25 ans, qui distribuait des journaux gratuits dans Pontcharra, l'homme avait fait une première demande de remise en liberté auprès du juge d'instruction qui lui avait été refusée. Il avait donc fait appel devant la Chambre de l'instruction qui lui a fait la même réponse.

Lors de l'audience, la semaine dernière, Yves Chatain, qui s'exprimait en visioconférence depuis la prison de Varces, avait dit : "Je regrette ce que j'ai fait mais je vis l'enfer en prison. Je serais mieux dehors à travailler pour être utile à la société."

Des propos insupportables pour la famille de Marie-Thérèse Bonfanti présente à l'audience, comme l'une de ses sœurs, Françoise : "Il dit vivre l'enfer, mais nous, l'enfer, on le vit depuis 36 ans ! Depuis la disparition de Marie-Thérèse, dont les deux enfants, qui avaient à l'époque 4 ans et 6 mois, ont été privés de l'amour de leur maman et ont dû grandir sans elle, sans savoir ce qui lui était arrivé."

On attend toujours le résultat des analyses ADN sur le crâne retrouvé, il y a deux semaines, à l'endroit où Yves Chatain a dit aux enquêteurs avoir abandonné le corps de sa victime, pour savoir si c'est bien celui de Marie-Thérèse. Autre combat judiciaire en perspective pour la famille Bonfanti, celui de la prescription du meurtre. Les avocates d'Yves Chatain ont déposé un recours pour demander l'annulation de la mise en examen de leur client pour enlèvement, séquestration et meurtre, au nom, précisément de la prescription. Une audience consacrée est prévue le 14 décembre prochain.

Publié dans Articles de Presse

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