Guerre en Ukraine : la Russie pourrait viser l’invasion de Kiev en février, selon ce gradé ukrainien

Publié le par Le HuffPost

La guerre va se prolonger avec possiblement un appel à la mobilisation général en Russie, selon Andrii Kovalchuk,haut gradé ukrainien.

Capture d’écran SkyNews Le général Andrii Kovalchuk, l’un des plus hauts gradés de l’armée ukrainienne, estime ce samedi 17 décembre que la guerre en Ukraine va se poursuivre en 2023. (Photo : Andrii Kovalchuk sur le plateau de la chaîne britannique SkyNews, interview publiée samedi 17 décembre)

Capture d’écran SkyNews Le général Andrii Kovalchuk, l’un des plus hauts gradés de l’armée ukrainienne, estime ce samedi 17 décembre que la guerre en Ukraine va se poursuivre en 2023. (Photo : Andrii Kovalchuk sur le plateau de la chaîne britannique SkyNews, interview publiée samedi 17 décembre)

UKRAINE - Kiev se prépare déjà à une invasion de la Russie par le nord. Près de dix mois après l’invasion par Moscou de son voisin pro-occidental, le général Andrii Kovalchuk, l’un des plus haut gradés de l’armée ukrainienne, a déclaré dans une interview à Skynews, publiée ce samedi 17 décembre, que Poutine n’est pas du tout prêt pour la paix. Pire, selon lui, le président russe pourrait même, en fin de compte, ordonner la mobilisation totale des Russes et donc l’envoi de millions de soldats faire la guerre.

Dans le cadre d’une vaste interview sur la chaîne de télévision britannique, le général Kovalchuk a livré son analyse sur les avancées russes depuis cet été. La contre-offensive ukrainienne a notamment permis à Kiev de reconquérir de vastes territoires aux mains des Russes, avec pour point d’orgue la reprise de Kherson.

Riposte en février pour l’anniversaire de l’invasion de Kiev

 

Face à ce recul russe, Andrii Kovalchuk a estimé que le Kremlin tenterait à nouveau d’envahir le pays par le nord. « Peut-être aux alentours de l’anniversaire de sa première tentative ratée de s’emparer de Kiev en février dernier », a-t-il anticipé. « Oui, nous prévoyons de telles options, de tels scénarios. Nous nous y préparons. Nous vivons avec l’idée qu’ils vont attaquer à nouveau. C’est notre tâche », a-t-il poursuivi à propos d’une potentielle attaque le 24 février 2023.

Précisément, selon lui, l’armée russe emprunterait la route via la Biélorussie à la frontière nord de l’Ukraine pour viser la capitale. La première tentative de la Russie de conquérir Kiev par le nord avant de l’encercler par des chars s’était soldée par un échec.

« Le président Vladimir Poutine pourrait même, en fin de compte, ordonner à des millions de soldats d’entrer en guerre si l’offensive russe s’essouffle face à la résistance farouche et durable des Ukrainiens », a encore déclaré Andrii Kovalchuk rappelant que face à cette menace, l’Ukraine aurait besoin d’un soutien militaire et financier de la part de l’Occident.

« Rien n’indique que Poutine a renoncé à son objectif de contrôler l’Ukraine », a lui aussi averti le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, dans une interview vendredi 16 décembre à l’AFP. « Nous ne devons pas sous-estimer la Russie. Elle se prépare pour une guerre longue », a déclaré le chef de l’Alliance. « Nous voyons qu’elle mobilise davantage de forces, qu’elle est prête à subir également de nombreuses pertes, qu’elle essaie d’avoir accès à davantage d’armes et de munitions », a-t-il souligné.

La Crimée comme objectif ultime

D’après Andrii Kovalchuk, les combats les plus violents pourraient même être à venir. Mais le général s’est montré confiant quant à la capacité de Kiev de résister à cette menace. Si Poutine procède à une mobilisation totale, « nos partenaires sont prêts à nous fournir toute la force et les moyens nécessaires pour arrêter non pas une armée de 300 000, mais une armée d’un million ».

L’architecte d’une contre-offensive majeure dans le sud du pays a tout de même appelé à une nouvelle vague d’aide venue de l’étranger : « Nous avons besoin de chars et d’avions. Nous avons également besoin d’un système de défense aérienne fiable et efficace à au moins 95 %. »

Alors que la libération très symbolique de Kherson en novembre a été perçu comme un symbole de reconquête ukrainienne, le général a nuancé la victoire ukrainienne. La contre-offensive n’a réussi qu’« à hauteur de 50 à 60 % » et d’après lui, seule la reprise de la Crimée signera une victoire totale. « La Crimée est un ’must’, ce n’est qu’une question de temps », a conclu le général.

Publié dans Articles de Presse

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