Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine en Biélorussie et l’Ukraine de nouveau dans le noir

Publié le par 20 Minutes par F.P. avec AFP

Recap' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine, ici en visite dans un centre de formation militaire du district militaire occidental pour les réservistes mobilisés, dans la région de Riazan, en Russie, le 20 octobre 2022. — MIKHAIL KLIMENTYEV/SPUTNIK/SIPA

Le président russe Vladimir Poutine, ici en visite dans un centre de formation militaire du district militaire occidental pour les réservistes mobilisés, dans la région de Riazan, en Russie, le 20 octobre 2022. — MIKHAIL KLIMENTYEV/SPUTNIK/SIPA

  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce lundi a été marqué par l’arrivée de Vladimir Poutine en Biélorussie. Pas de quoi rassurer l’Ukraine qui craint une nouvelle offensive massive russe sur Kiev qui serait déclenchée depuis ce pays allié, répétant le scénario du 24 février.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Vladimir Poutine s’est rendu en Biélorussie pour des pourparlers avec le président Alexandre Loukachenko, son allié dans la guerre avec l’Ukraine. Ce sommet entre les chefs d’Etat russe et biélorusse intervient alors que les autorités ukrainiennes disent redouter dans les premiers mois de 2023 l’éventualité d’une offensive russe sur Kiev qui serait déclenchée à partir du territoire biélorusse, répétant le scénario du début de l’invasion, le 24 février.

Ajoutant aux inquiétudes, l’armée russe a déclaré lundi qu’elle allait prendre part à des manœuvres « tactiques » en Biélorussie, après l’annonce en octobre de la formation d’une force commune de plusieurs milliers d’hommes. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a toutefois démenti que Vladimir Poutine soit allé en Biélorussie pour convaincre Minsk de directement participer au conflit en Ukraine, qualifiant ces allégations de « stupides » et « sans fondement ».

La phrase du jour

Rien n’indique que Poutine a renoncé à son objectif de contrôler l’Ukraine. »

Tels sont les mots de Jens Stoltenberg, repris dans un entretien accordé à l’AFP, publié ce lundi. Le chef de l’Otan y invite à ne pas sous-estimer la Russie, même après la succession de défaites que l’Ukraine vient d’infliger au Kremlin, lui permettant de libérer des pans entiers de son territoire. « Nous voyons qu’elle mobilise davantage de forces, qu’elle est prête à subir également de nombreuses pertes, qu’elle essaie d’avoir accès à davantage d’armes et de munitions, estime-t-il ainsi. Nous devons comprendre que le président Poutine est prêt à être dans cette guerre pendant longtemps et à lancer de nouvelles offensives. »

Le chiffre du jour

4. Comme les quatre missiles anti-radars américains Harm que l’armée russe affirme avoir abattus, ce lundi, au-dessus de son territoire, dans le ciel de la région de Belgorod, frontalière à l’Ukraine. Les Etats-Unis ont fourni à l’Ukraine un nombre non précisé de missiles AGM-88 HARM. Interrogé par l’AFP sur les affirmations russes, le Pentagone a indiqué « ne pas être en mesure de confirmer ces informations ». Et si nous continuons sur la bataille des chiffres, nous aurions pu prendre aussi trente, comme le nombre de drones de fabrication iranienne Shahed que l’armée de l’air ukrainienne a déclaré avoir abattu la nuit dernière, sur les 35 lancées par la Russie.

La tendance du jour

A mesure que ce conflit s’enfonce dans l’hiver ukrainien, les centrales électriques du pays deviennent un enjeu stratégique. Ça n’a pas manqué encore ces dernières heures alors que des coupures d’électricité ont frappé Kiev et dix régions du pays après une nouvelle vague d’attaques de drones lancés par la Russie, a annoncé lundi l’opérateur national ukrainien Ukrenergo.

Le 29 novembre déjà, Jens Stoltenberg fustigeait la stratégie de Vladimir Poutine d’utiliser l’hiver comme « une arme de guerre » contre l’Ukraine. Il dénonçait alors des « attaques délibérées » contre des infrastructures civiles pour priver le pays de chauffage, d’électricité et d’eau, avant d’estimer que le but de la Russie était « d’infliger autant de souffrances que possible aux civils ukrainiens »

Pour rappel, le président français Emmanuel Macron a déclaré jeudi dernier qu’il comptait appeler son homologue russe Vladimir Poutine à propos des bombardements et attaques de drones russes en Ukraine et lorsqu’il faudra finaliser un accord sur la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporojie.

Publié dans Articles de Presse

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