Réseau de prostitution démantelé entre la France et l'Amérique du Sud : trois personnes mises en examen et incarcérées en France

Publié le par franceinfo Radio France

Douze personnes ont été interpellées dans le cadre du démantèlement de ce vaste réseau de proxénétisme. Une cinquantaine de femmes victimes ont été identifiées en France.
Douze personnes ont été interpellées lors de ce coup de filet mené simultanément en France, en Espagne et en Colombie. Photo d'illustration. (VALERY HACHE / AFP)

Douze personnes ont été interpellées lors de ce coup de filet mené simultanément en France, en Espagne et en Colombie. Photo d'illustration. (VALERY HACHE / AFP)

Dans le cadre du démantèlement d'un vaste réseau de proxénétisme entre la France et l'Amérique du Sud, deux hommes et une femme ont été mis en examen et placés en détention provisoire, vendredi 2 décembre à Paris, ont appris France Inter et franceinfo de source judiciaire. Ils sont notamment poursuivis pour "proxénétisme aggravé" et "traite des êtres humains" en "bande organisée". La quatrième personne arrêtée en France n'a pas fait l'objet de poursuites à ce stade.

Au total, douze personnes ont été interpellées lors de ce coup de filet mené simultanément en France, en Espagne et en Colombie. Selon les informations de franceinfo, une information judiciaire avait été ouverte à Paris en septembre 2021 par la Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée (Junalco) pour traite des êtres humains en bande organisée, proxénétisme en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment en bande organisée.

Une "organisation quasi-industrielle"

Une cinquantaine de victimes, âgées de 20 à 40 ans, ont, à ce stade, été identifiées. Elles avaient quitté la Colombie, le Venezuela, le Paraguay ou le Pérou avec la promesse d'une vie meilleure et d'un emploi légal en France. À l'arrivée, loin du confort et de la quiétude espérée, au moins une cinquantaine de femmes se sont vues contraintes de se livrer à de la prostitution "à un rythme très soutenu", par une "organisation quasi-industrielle", détaille à France Inter Elvire Arrighi, qui dirige l'Office central de lutte pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH).

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