Une vice-présidente du Parlement européen interpellée pour des soupçons de corruption liés au Qatar

Publié le par Le Parisien avec AFP

Quatre autres arrestations ont eu lieu ce vendredi matin à Bruxelles dans ce même dossier. L’eurodéputée est l’épouse d’un d’entre eux.

La vice-présidente du Parlement européen Eva Kaili a été interpellée pour des soupçons de corruption avec le Qatar. ISOPIX/SIPA

La vice-présidente du Parlement européen Eva Kaili a été interpellée pour des soupçons de corruption avec le Qatar. ISOPIX/SIPA

Les termes employés par le parquet fédéral belge ont de quoi susciter de l’inquiétude. Ils soupçonnent tout simplement un pays du Golfe, à savoir le Qatar, d’influencer les décisions économiques et politiques du Parlement européen. Et ce « en versant des sommes d’argent conséquentes ou en offrant des cadeaux importants à des tiers ayant une position politique ou stratégique significative au sein du parlement européen », rapportent notamment nos confrères de La Libre Belgique. L’enquête a été ouverte par les autorités belges pour des faits présumés d’organisation criminelle, de corruption et de blanchiment d’argent.

Ces soupçons ont conduit à l’interpellation de l’eurodéputée socialiste grecque Eva Kaili, une des vice-présidentes du Parlement européen. Elle a été appréhendée vendredi soir à Bruxelles, indique une source proche du dossier. Quatre autres arrestations avaient déjà eu lieu dans la capitale belge dans la matinée dans ce même dossier.

« 600 000 euros en liquide ont été découverts »

Parmi les quatre interpellés figurent un assistant parlementaire attaché au groupe Socialistes et Démocrates (S&D), qui est le compagnon d’Eva Kaili, ainsi que l’ancien eurodéputé italien Pier-Antonio Panzeri, lui aussi socialiste. Les deux autres sont un directeur d’ONG et un leader syndical de nationalité italienne.

Au-delà de ces arrestations, ce sont pas moins de 16 perquisitions qui ont été menées par les enquêteurs. Ils ne sont pas revenus les mains vides, en mettant la main sur près de 600 000 euros en liquide. Les enquêteurs ont également saisi du matériel informatique ainsi que des téléphones portables. On ignore à ce stade quel rôle ont pu jouer les différents protagonistes dans cette affaire. À Athènes, le parti socialiste grec (Pasok-Kinal) dont Eva Kaili est membre a annoncé dans la soirée qu’elle en était « écartée ».

Publié dans Articles de Presse

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