Vladimir Poutine prône un renforcement des liens militaires avec le Bélarus

Publié le par i24news avec AFP

"La Russie peut se passer de nous, et nous ne pouvons pas nous passer d'elle" (Alexandre Loukachenko)

PAVEL BEDNYAKOV / SPUTNIK / AFPLe président russe Vladimir Poutine

PAVEL BEDNYAKOV / SPUTNIK / AFPLe président russe Vladimir Poutine

Vladimir Poutine a assuré lundi que la Russie n'allait pas absorber le Bélarus, tout en prônant un renforcement des liens militaires avec ce pays allié, à l'issue des pourparlers avec le président Alexandre Loukachenko. Peu après une attaque de drones sur Kiev, M. Poutine a assuré que la Russie n'avait "pas intérêt à absorber qui que ce soit. Cela n'a pas de sens tout simplement".

Une déclaration que le département d'État américain a qualifié de "comble de l'ironie venant d'un dirigeant qui cherche au moment présent à absorber violemment son autre voisin immédiat pacifique". Le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price faisait ici allusion à l'Ukraine, qui a subi un nouvel assaut de drones envoyés par la Russie dans la nuit de dimanche à lundi, privant d'électricité des milliers d'Ukrainiens.

Lors d'une conférence de presse avec son homologue bélarusse à Minsk, Vladimir Poutine a toutefois annoncé un accord, obtenu par les deux dirigeants lors de ces pourparlers "substantiels", pour renforcer leur coopération dans "tous les domaines", notamment dans le secteur de la défense. Il s'agit des "mesures communes pour assurer la sécurité" des deux pays, des "livraisons mutuelles d'armes", ainsi que de la fabrication commune des armements, a précisé M. Poutine. La Russie va également continuer de former des militaires bélarusses pour piloter des avions bélarusses de conception soviétique, capables de porter des bombes nucléaires, selon la même source.

ALEXEY NIKOLSKY / SPUTNIK / AFPLe président du Bélarus Alexandre Loukachenko

ALEXEY NIKOLSKY / SPUTNIK / AFPLe président du Bélarus Alexandre Loukachenko

"Est-ce que nous sommes capables de protéger tous seuls notre indépendance, sans la Russie ? Non!", a lancé pour sa part le président bélarusse. "La Russie peut se passer de nous, et nous ne pouvons pas nous passer d'elle", a-t-il encore fait valoir. "Et si quelqu'un pense qu'il pourrait nous séparer aujourd'hui, enfoncer un coin entre nous, ils n'y réussiront pas", a ajouté Alexandre Loukachenko. Ned Price a également estimé avoir vu "le régime Loukachenko essentiellement céder sa souveraineté, céder son indépendance, à la Russie", selon un communiqué.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article