Épisode 2/4 : Les forces de l’Axe, Allemagne, Italie, Japon

Publié le par France Culture

Les défaites des forces de l’Axe durant l’hiver 43 fissurent encore un peu plus l’alliance conclue en 1940. Mais quelles sont les véritables relations entre ces différents pays, et surtout, comment vivent-ils, de l’intérieur, le tournant de la guerre ?

10 octobre 1943 : L'empereur Hirohito du Japon, en tournée dans le quartier dévasté de Tokyo après un raid des bombardiers américains pendant la guerre du Pacifique. ©Getty - (Photo by Keystone/Getty Images)

10 octobre 1943 : L'empereur Hirohito du Japon, en tournée dans le quartier dévasté de Tokyo après un raid des bombardiers américains pendant la guerre du Pacifique. ©Getty - (Photo by Keystone/Getty Images)

À Munich, dans la capitale du Nazisme, en Italie, au Japon ou dans les pays satellites, les défaites de l’hiver 43 entraînent de lourds changements dans la conduite des pays de l’Axe.

Les hommes meurent au front, les pénuries augmentent et les bombardements terrorisent les populations. L’historienne Marie-Anne Matard Bonucci explique combien la population est effrayée en Italie : “Les bombardements sont de plus en plus massifs, ils commencent à devenir très importants en 42, vont aller croissant, et visent les principales villes. Face à cette situation, la population se sent très vulnérable et, bien souvent, les gens préfèrent quitter les villes plutôt que d'être présents au moment des bombardements parce qu'ils estiment ne pas être protégés. Et ils imputent la responsabilité de cette vulnérabilité au gouvernement fasciste”.

Sur un autre front, l’historien, Johannes Hürter raconte l’effet psychologique qu’a eu la bataille de Stalingrad sur la population allemande : ”La défaite de Stalingrad a été un choc. Pour la première fois au cours de la guerre, une armée allemande entière, soit 200 000 soldats, a été encerclée par l'ennemi. C'était déjà un choc, qu'une grande armée allemande soit dans une telle détresse. Et la défaite a été bien entendue encore plus choquante, cela n'a laissé personne indifférent. Psychologiquement, la défaite de Stalingrad a été bien supérieure à l'importance militaire réelle, qui était importante, mais ne constituait qu'une étape sur la voie de la défaite”.

Pour la première fois, la perspective de perdre la guerre envahit les esprits. Alors qu’Hitler et Goebbels intensifient leur propagande en faveur d’une « guerre totale », Mussolini, de son côté, perd de plus en plus de terrain…

Un documentaire de Kristel Le Pollotec et Thomas Dutter.

Avec :

Marie-Anne Matard Bonucci , historienne, spécialiste du fascisme

Catherine Horel , historienne, spécialiste de l’Europe Centrale contemporaine

Barbara Lambauer , historienne de la Seconde Guerre mondiale en Europe

Hildegard Kronawitter, Musée de la Rose Blanche à Munich

Mickael Lucken, historien, professeur à l’INALCO

Johannes Hürter, historien, Institut d’Histoire contemporaine de Munich

Comédien•nes :

Journal de Joseph Goebbels : Samuel Glaumé

Journal- Comte Ciano : Antoine Lachand

Tract de la Rose blanche - Sophie et Hans Scholl

Anne Steffens prête sa voix aux traductions des historien(nes)s allemand(e)s.

Liens :

Source : Épisode 2/4 : Les forces de l’Axe, Allemagne, Italie, Japon

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