Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du 17 janvier

Publié le par franceinfo avec AFP France Télévisions

Les recherches de survivants ont pris fin dans les ruines de l'immeuble frappé par un missile russe dans la ville de Dnipro. Le dernier bilan fait état de 45 morts et d'une vingtaine de disparus.

Des fleurs et des jouets déposés mardi 17 janvier en face d'un immeuble bombardé par les forces russes samedi 14 janvier à Dnipro, dans l'est de l'Ukraine. (VITALII MATOKHA / AFP)

Des fleurs et des jouets déposés mardi 17 janvier en face d'un immeuble bombardé par les forces russes samedi 14 janvier à Dnipro, dans l'est de l'Ukraine. (VITALII MATOKHA / AFP)

L'Ukraine a reçu une première partie, trois milliards d'euros, des 18 milliards d'euros d'aide de l'Union européenne prévue pour 2023, a annoncé le président Volodymyr Zelensky, remerciant les Vingt-Sept pour leur "soutien solide". Parallèlement, le chef de la diplomatie britannique James Cleverly a assuré Kiev du soutien du Royaume-Uni jusqu'à "ce que les Ukrainiens soient victorieux", en référence à l'annonce de l'envoi de chars blindés Challenger 2 samedi 14 janvier.

Les opérations de secours sont terminées à Dnipro, dans les ruines de l'immeuble bombardé 

Les services de secours ukrainiens ont cessé leur quête de survivants à Dnipro, sous les décombres d'un immeuble résidentiel détruit par un missile russe samedi 14 janvier. La frappe, une des plus meurtrières de la guerre, a fait 45 morts, dont six enfants, 75 blessés et une vingtaine de disparus, selon un dernier bilan transmis par le gouverneur régional, Valentyn Reznitchenko mardi 17 janvier. 

Le Royaume-Uni promet un soutien à l'Ukraine jusqu'à "la victoire"

"Le message que nous envoyons au [président russe Vladimir] Poutine, c'est que nous nous sommes engagés à défendre les Ukrainiens jusqu'à ce qu'ils soient victorieux", a déclaré le chef de la diplomatie britannique James Cleverly, justifiant l'envoi de chars à l'Ukraine afin d'aider le pays "à repousser" les Russes dans l'est et le sud du pays. Samedi 14 janvier, Londres avait en effet annoncé la livraison à Kiev de blindés Challenger 2, ce qui constituera la première livraison de chars lourds de fabrication occidentale à l'Ukraine.

Parallèlement, Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a fait part de son "intention" de fournir des missiles Patriot à l'Ukraine, lors d'une entrevue avec le président américain Joe Biden à Washington. "Nous avons l'intention de nous associer à ce que vous faites avec l'Allemagne sur le projet Patriot", a-t-il déclaré, indiquant avoir également échangé avec le chancelier allemand Olaf Scholz sur la question.

Ce dernier a fait face à une pression accrue mardi au forum économique de Davos, en Suisse, de plusieurs dirigeants européens afin d'autoriser la livraison à l'Ukraine de chars Leopard. Des dirigeants finlandais, lituanien et polonais l'ont appelé l'allemand à autoriser rapidement la livraison de ces chars lourds, de fabrication allemande et convoités par Kiev. Dans un entretien accordé à l'agence de presse Bloomberg (article payant), le chancelier allemand dit être en pourparlers avec ses alliés sur le sujet. Il n'exclut pas la possibilité de fournir lesdits chars, mais souligne que la décision doit être prise collectivement avec les États qui supportent l'Ukraine.

Une première tranche de trois milliards d'euros de l'aide européenne pour 2023 envoyée à Kiev

L'Ukraine a reçu une première tranche de trois milliards d'euros d'une enveloppe de 18 milliards prévue par l'Union européenne (UE) pour 2023, a annoncé mardi le président Volodymyr Zelensky. Il a remercié la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et les Vingt-Sept pour leur "soutien solide", près de 11 mois après le début de l'invasion russe. Concrètement, les Européens se sont engagés à fournir 1,5 milliard d'euros chaque mois à l'Ukraine pendant l'année 2023 pour financer les dépenses publiques. Le soutien prend la forme de prêts à taux zéro sur 35 ans, avec une possibilité d'annuler la dette.

Henry Kissinger soutient l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan

Devant le forum économique de Davos, l'ancien chef de la diplomatie américaine aujourd'hui âgé de 99 ans, a pour un soutien continu à l'Ukraine jusqu'à ce qu'un cessez-le-feu puisse être obtenu. Une "adhésion de l'Ukraine à l'Otan serait une issue appropriée" une fois le conflit résolu, a-t-il déclaré. "Avant cette guerre, j'étais opposé à ce que l'Ukraine devienne membre de l'Otan parce que je craignais que cela ne provoque exactement le processus qu'on voit maintenant (...) Mais à présent que ce processus a atteint ce niveau, une Ukraine neutre dans ces conditions n'aurait plus de sens", a-t-il affirmé.

Celui qui fut secrétaire d'Etat américain sous le président Richard Nixon (1969-1974) a cependant appelé à tout faire pour éviter que la guerre "ne se transforme en guerre contre la Russie", et à s'efforcer de maintenir un dialogue avec Moscou afin de lui donner "l'occasion de rejoindre le système international" une fois la paix conclue.

Publié dans Articles de Presse

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