Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du 7 janvier

Publié le par franceinfo avec AFP France Télévisions

La trêve annoncée par la Russie pour le Noël orthodoxe est "fake", selon un conseiller de la présidence ukrainienne. De son côté, Moscou accuse l'Ukraine de poursuivre ses tirs.
Une personne dans une rue de Tchassiv Iar, dans l'est de l'Ukraine, le 7 janvier 2023. (DIMITAR DILKOFF / AFP)

Une personne dans une rue de Tchassiv Iar, dans l'est de l'Ukraine, le 7 janvier 2023. (DIMITAR DILKOFF / AFP)

Les affrontements entre Russes et Ukrainiens se poursuivent, samedi 7 janvier, malgré le Noël orthodoxe, confession majoritaire en Russie comme en Ukraine. Les accusations ont fusé des deux côtés lors de cette journée. Franceinfo revient sur les événements marquants.

La Russie promet une trêve jusqu'à minuit, l'Ukraine la juge "fake"

Samedi, comme la veille, l'armée russe a assuré son intention d'observer une trêve jusqu'à minuit samedi (21H00 GMT). Elle a dénoncé la poursuite de tirs d'artillerie ukrainiens ou d'attaques sur ses positions qui l'ont forcée à riposter.

De son côté, l'Ukraine a mis en doute la sincérité de la trêve russe, affirmant qu'il s'agit d'une ruse pour gagner du temps. Washington, Paris, Londres, Berlin et l'UE ont fustigé l'initiative. Un conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, a une nouvelle fois rejeté samedi cette trêve russe, qualifiée de "fake". "La Russie a envahi et a tué des Ukrainiens pendant 11 mois, s'indignant 'Mais pourquoi résistez-vous donc ?'. La Russie annonce unilatéralement un vrai-faux 'cessez-le-feu' sur toute la ligne de front, mais continue de geindre 'Pourquoi l'Ukraine ne soutient pas notre fausse proposition ?'", a-t-il écrit en anglais sur Twitter.

A Tchassiv Iar, dans l'est de l'Ukraine, des journalistes ont constaté des bombardements soutenus toute la matinée de samedi. A Bakhmout, l'épicentre des combats situé plus au nord, l'AFP avait déjà entendu des tirs d'artillerie des deux côtés du front, dans les heures qui ont suivi l'instauration du cessez-le-feu unilatéral par la Russie. Toutefois, ces tirs étaient d'intensité moindre par rapport aux journées précédentes.

Vladimir Poutine assiste seul à un office religieux dans une église du Kremlin 

Le président russe a dérogé à son habitude d'assister à la liturgie en public, en province ou en périphérie de Moscou : il a assisté seul à un office religieux dans une église du Kremlin vendredi à minuit.

Dans un message diffusé samedi par le Kremlin, il a adressé ses félicitations aux chrétiens orthodoxes. Les organisations ecclésiastiques "soutiennent nos soldats" qui combattent en Ukraine, a déclaré le président russe. Le patriarche Kirill a appelé les croyants à soutenir les "frères" pro-russes pendant l'offensive russe dans l'est de l'Ukraine. Depuis le début de l'offensive en Ukraine le 24 février, il a prononcé des sermons dans lesquels il donnait sa bénédiction aux troupes russes tout en fustigeant les autorités ukrainiennes.

Liturgie historique à Kiev

En Ukraine, des centaines de fidèles ont assisté samedi à une liturgie historique dans le célèbre monastère de la laure des Grottes de Kiev. Il était autrefois sous la juridiction du patriarcat de Moscou mais il est passé en décembre dans le giron de l'Eglise ukrainienne indépendante.

L'office était dirigé pour la première fois par le métropolite Epiphany, le chef de cette Eglise qui a rompu avec le patriarcat de Moscou. "Nous avons attendu longtemps pour que ce sanctuaire nous soit remis. C'est un événement véritablement historique, que tous les Ukrainiens attendaient", a dit à l'AFP Veronika Martyniouk, 19 ans, qui dirige la chorale. "Chaque pays a son Eglise. Et nous avons notre propre Eglise - c'est très bien, une Eglise ukrainienne, c'est comme ça que ça doit être", a abondé Oksana Sobko, 47 ans, une fidèle.

Publié dans Articles de Presse

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