Le braqueur Antonio Ferrara, roi de l’évasion, est sorti (légalement) de prison

Publié le par 20 Minutes par M.d.F. avec AFP

LIBRE En 2003, sa spectaculaire évasion de Fresnes et sa cavale de quatre mois avaient fait la Une de l’actualité

 Croquis d'audience réalisé le 03 septembre 2010 à Paris d'Antonio Ferrara — BENOIT PEYRUCQ / AFP

Croquis d'audience réalisé le 03 septembre 2010 à Paris d'Antonio Ferrara — BENOIT PEYRUCQ / AFP

C’est cette fois en toute légalité qu’Antonio Ferrara est sorti du centre pénitentiaire de Réau en Seine-et-Marne, ce vendredi matin. Ce braqueur, surnommé le « roi de la belle » pour s’être évadé à deux reprises, a fini de purger sa peine de 19 ans de prison et est donc désormais libre, a-t-on appris auprès de son avocat, confirmant une information du JDD et d’Europe 1.

Né le 12 octobre 1973 dans le Sud de l’Italie, installé avec sa famille à Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne, Antonio Ferrara a été condamné pour des braquages, pour une tentative de meurtre ainsi que pour ses deux évasions. Il a en revanche été acquitté dans trois affaires de braquage : de fourgons blindés en 2009 et d’un bureau de poste en 2012.

Deux évasions avant un « comportement exemplaire » en détention

Il s’était évadé une première fois de la prison de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne en 1998 à l’occasion d’un transfèrement à l’hôpital, connaissant ensuite une longue cavale jusqu’en 2002. Le 12 mars 2003, il s’était évadé de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) avec l’aide de complices déguisés en policiers qui ont attaqué l’établissement au lance-roquettes. Sa cavale avait duré quatre mois.

« C’est un soulagement pour lui et l’ensemble de ses proches après une très très longue période de détention », a réagi son avocat Amar Bouaou. « Il a pu sortir un peu avant la fin de sa peine à la faveur d’une confusion de peines » et d’un « changement de cap » pendant sa détention, où il a fait preuve d’un « comportement exemplaire », a ajouté l’avocat. « Il aspire désormais à vivre une vie normale avec sa compagne et ses deux enfants » en France, a-t-il conclu, ajoutant qu’Antonio Ferrara s’apprêtait à rejoindre sa femme.

Publié dans Articles de Presse

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