Album d’Auschwitz un documentaire bouleversant

Publié le par RTBF.de - Marianne De Muylder - Anne Schiffmann

JournalRTBF.be publié le 31/10/2011 à 04:43 par Marianne De Muylder et Anne Schiffmann

La Une poursuit son immersion dans l’Histoire de la page la plus sombre du XXème siècle, la Deuxième Guerre Mondiale, et propose un documentaire bouleversant qui raconte les histoires croisées de deux albums de photographies prises dans le camp de la mort d’Auschwitz

Album d'auschwitzCes deux albums photos sont des archives capitales. Ils renferment des centaines de clichés qui sont autant de preuves de ce que fût la barbarie nazie. Ils ont été réalisés dans le même lieu, le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, la même année en 1944 et sans doute par les mêmes photographes.

On appelle le premier, « l’album de Lili Jacob », du nom de la jeune fille juive originaire de Hongrie et qui l’a découvert en avril 1945 au camp de Dora, tout juste libéré par les Américains et où elle venait d’arriver au terme de la marche de la mort. Le second c’est « l’album Höcker », du nom de l’officier SS qui l’avait réalisé, un album découvert par un officier américain en 1946 à Francfort et qui l’a conservé pendant près de 60 ans sans rien dire avant d’en faire don, en 2006, au Musée de l’Holocauste de Washington. Après une longue enquête, les  archivistes du musée ont identifié le  nom de son propriétaire originel, l’officier SS  Karl Höcker.

L’album de Lili Jacob nous permet de reconstituer ce que furent le 26 mai 1944, les quelques heures dernières heures, avant les chambres à gaz,  de Juifs déportés par un des convois arrivés ce jour-là de Hongrie. « L’album Höcker », composé de photographies prises entre les mois de mai et de décembre de cette la même année, restitue diverses activités des officiers SS d’Auschwitz, en particulier les joyeux moments de détente dans un chalet situé non loin du camp. Les photographies qui composent les deux albums ont toutes été prises par des SS. Le premier montre les victimes, le deuxième montre les bourreaux. Chacun d’eux, est en quelque sorte le négatif de l’autre. Ensembles, ils montrent ce que fût l’impensable quotidien d’Auschwitz.


Publié dans Articles de Presse

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