Baylot Jean

Publié le par Roger Cousin

Baylot Jean Jean Baylot est un homme politique français, né le 27 mars 1897 à Pau (Pyrénées-Atlantiques) et mort le 3 février 1976 à Paris. Jean Baylot, avant de tenir une fonction préfectorale sous la IVe République, fait une carrière administrative aux PTT. Il entre aux PTT à l'âge de 17 ans, après avoir réussi le concours des surnuméraires. Nommé à Bordeaux, il est titularisé en tant que commis, à Paris en juin 1919. Il s'inscrit au Syndicat national des agents des PTT, affilié à la CGT. Il est gérant du journal de ce syndicat, Syndicalisme des P.T.T. en 1920. En 1924, il est secrétaire général du Syndicat, dont les effectifs avoisineraient 25 000 adhérents. D'après Nicolas Sarkozy (cf. livre sur Georges Mandel), Jean Baylot s'est heurté à Mandel lors d'une grève des postiers à Nice, qui a fait venir des postiers de Paris pour briser une grève des postiers niçois.

En 1925, il est élu CGT au Conseil supérieur des PTT : pour 63 674 inscrits dans la catégorie des agents, et 37 990 votants, il obtient 32 692 voix, alors que son concurrent de la CGTU ralliait 2 209 suffrages. Son cursus syndical prend fin vers 1930. Il reprend alors son parcours professionnel. Il est rédacteur principal, puis inspecteur, quand la guerre survient. Résistant pendant la guerre, Jean Baylot débute ensuite une carrière préfectorale ascensionnelle : préfet des Basses-Pyrénées de 1944 à 1946, des Bouches-du-Rhône de 1948 à 1951 et enfin préfet de Police de Paris de 1951 à 1954. Il doit intervenir après l'affaire des fuites sous le ministère de François Mitterrand. C'est sous sa responsabilité que la police réprime violemment une manifestation d'Algériens, le 14 juillet 1953, où sept manifestants sont tués.

Mis en disponibilité en 1955, il se tourne vers la vie politique et se porte candidat à la première élection législative de la Cinquième République, à Paris, contre le gaulliste Roger Barberot. Élu facilement au second tour, il rejoint temporairement le CNI. De par sa faible activité législative, il est battu lors de l'élection de 1962 par Jacques Marette. Il se consacre aussi à la Franc-maçonnerie. Membre du Grand conseil de l'Ordre du Grand Orient de France, il devient en 1958 un dignitaire de la Grande Loge nationale française, où il est Grand maître provincial d'Aquitaine. En 1968, il publie La voie substituée, ouvrage sur l'évolution du Grand Orient de France au XIXe siècle. Selon Jean-Gilles Malliarakis, la voix d'un franc-maçon comme Jean Baylot, qui est lucide mais réticent face au fonctionnement maçonnique actuel dans son ensemble, est largement marginalisée par les obédiences et il confirme nombre d'intuitions ou de révélations d'auteurs antimaçonniques.


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