Carcassonne. Villa Gestapo : l'association des riverains veut des excuses

Publié le par La Dépêche

La Dépêchepublié le 09/10/2013 à 03h50

villa Gestapo

Pourquoi donc les riverains de l’avenue Franklin-Roosevelt ne manifestent pas leur enthousiasme au sujet de la villa Gestapo rachetée par la ville et promise à la transformation en maison des Droits de l’homme ?

Carcassonne la villa GestapoParce que ce sera peut-être une promesse de plus non tenue! C’est grosso modo ce que l’association écrit dans une lettre ouverte destinée à Jean-Claude Pérez à la suite de ses déclarations dans nos colonnes («La Dépêche du Midi» du 6 octobre 2013). Déclarations qui font monter le collectif sur ses grands chevaux : «Les propos que vous avez tenus à notre encontre sont totalement inadmissibles, inacceptables et indignes de la part du premier magistrat de la ville !

Nous ne vous avons pas remercié lors de votre dernière promesse de rachat de la villa de la Gestapo, alors nous sommes racistes… Voilà comment vous raisonnez ? ! Nous vous demandons des excuses pour ces propos insultants outrageants et totalement insensés et infondés ! Nous ne nous sommes pas manifestés parce que nous attendons des faits concrets : les promesses électorales sont ensuite vite oubliées et nous pouvons en témoigner».

Dans leur missive, les riverains de l’avenue Franklin-Roosevelt n’en démordent pas : le maire avait promis, lors de la dernière campagne municipale, de privilégier des projets de construction HLM à taille humaine (une vingtaine de logements). Promesse non tenue, serinent-ils eu égard à la construction de la résidence Argence portée par Habitat Audois. Ledit projet a pourtant drôlement fondu, passant de 80 appartements à 40 HLM avec parking privatif à l’intérieur de la résidence. Invoquant une augmentation du trafic déjà saturé sur cette artère, l’association des riverains ferraille depuis le début contre ce projet immobilier. Trop de voitures donc pas de logements ! Logique, non?

Il y a quatre ans, elle a développé un autre argument pour contrer le projet: la construction est impossible en raison de ce lieu chargé d’histoire et de mémoire qu’est la villa Argence, dite de la Gestapo. Maison qu’il faut sauvegarder et ne pas démolir. Voilà la maison «sauvée» sans que l’annonce émeuve les membres de l’association. En 2009, lorsque les riverains sont montés au créneau au nom de l’histoire, Lucien Villa, président de la section locale de la fédération des déportés, internés, résistants et patriotes avait dénoncé l’instrumentalisation de la bâtisse par les riverains. C’est ce que le maire leur a renvoyé, sans langue de bois, ce dimanche.

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