Cazères. La rue de Bernard Piquepé, figure de la résistance

Publié le par La Dépêche

Il y a désormais une rue Bernard Piquepé à Cazères. En présence de sa fille Paulette et sa famille, de Jean-Jacques Rocchia président de l'ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance) ainsi que des membres du conseil municipal, Michel Oliva a dévoilé la plaque de la nouvelle rue qui relie l'avenue du Comté de Foix à l'avenue du Saleich.

Beaucoup d'émotion à la lecture de la lettre de Paulette, fille de Bernard Piquepé.

Beaucoup d'émotion à la lecture de la lettre de Paulette, fille de Bernard Piquepé.

En inaugurant officiellement la rue Bernard Piquepé, la municipalité a tenu à rendre hommage à une figure très active de la résistance, déportée au camp de Buchenwald, mort de faim et des mauvais traitements en Pologne le 6 février 1945. C'est avec beaucoup d'émotion que les personnes présentes ont évoqué son action et son courage. Durant la seconde guerre mondiale, le boulanger de Cazères depuis 4 générations, n'a pas hésité à passer outre les tickets de rationnement, rajoutant des morceaux de pains pour les familles dans le besoin ; il est venu en aide à beaucoup de juifs de passage et d'Espagnols de la région.

Il fut arrêté sur dénonciation le 12 juin 1944 dans sa boulangerie par la Gestapo. En refusant de parler sous la torture il a sauvé beaucoup de résistants et de patriotes de toutes nationalités. Beaucoup gardent aussi le souvenir de son club de gymnastique «Les Coquelicots» qu'il avait créé à l'ancienne Chapelle des Capucins où toute la jeunesse Cazèrienne venait s'entraîner. Une page importante de l'histoire de Cazères que les participants se sont remémorée lors du verre de l'amitié servi à la mairie.

Publié dans Articles de Presse

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