Cercle de jeux Wagram: neuf des dix accusés condamnés

Publié le par L'Express

L'Expresspublié le 18/01/2013 à 16:33

Des peines de prison allant de un an avec sursis à six ans ferme ont été prononcées. Le cercle de jeux Wagram est soupçonné d'avoir servi au détournement de plusieurs centaines de milliers d'euros issus du grand banditisme corse.

Germani Jean-LucAprès plusieurs mois d'enquête, les sanctions viennent de tomber dans l'affaire du Cercle Wagram. Des peines allant d'un an de prison avec sursis à six ans ferme ont été prononcées ce vendredi contre neuf des dix prévenus jugés devant le tribunal correctionnel. Ils ont été condamnés pour leur participation au coup de force intervenu en 2011 à Paris pour chasser les dirigeants du cercle de jeux Wagram.

Situé près des Champs-Elysées, fermé sur décision administrative quelques mois après le putsch, le Wagram est soupçonné d'avoir servi au détournement de plusieurs centaines de milliers d'euros issus des activités du banditisme corse. Le cercle de jeu était, selon les enquêteurs, au coeur d'un affrontement entre bandes corses rivales issues des déchirements du gang bastiais de la Brise de mer.



Le leader de l'opération reçoit la plus lourde peine

Le plus lourdement condamné est Jean-Luc Germani, avec une peine de six ans de prison. Présenté comme l'un des héritiers du gang déchiré par les rivalités qui ont généré le putsch contre l'établissement de jeux, il écope également d'une amende de 100 000 euros. Germani est considéré comme le cerveau de l'opération menée le 19 janvier 2011 dans les locaux de l'établissement dont les dirigeants ont été priés, fermement mais sans violence, de quitter définitivement les lieux. 

Beau-frère de Richard Casanova, une figure de la Brise de mer assassiné en 2008, le leader aurait voulu reprendre les rênes du Wagram, passé sous contrôle unique de Jean-Angelo Guazelli, depuis la mort de son frère Francis Guazelli en 2009 et celle de Casanova. Pour évincer l'équipe aux commandes du cercle, Germani et ses comparses se seraient alliés avec un groupe d'employés ou anciens employés du Wagram. 

Décris comme des "hommes de main" de Jean-Luc Germani, quatre autres prévenus, dont deux en fuite et deux en détention provisoire, ont écopé de peines allant de trente mois de prison pour trois d'entre eux et quatre ans pour le dernier. Les employés, eux, ont reçu des peines d'un an avec sursis, deux ans avec sursis et deux peines de trois ans ferme.

Les juges, qui ont été dans l'ensemble plus cléments que les réquisitions du parquet, ont ordonné une relaxe: celle de Frédéric Graziani, acteur de la série de Canal+ "Mafiosa" qui avait travaillé quelques mois au Wagram.

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