Déportation à Auschwitz

Publié le par France Soir - Damien Helene

Déportation à Auschwitz : Le premier train partait il y a 70 ans. C'est le 27 mars 1942 que le premier “train spécial” quittait Compiègne pour Auschwitz. A son bord, 1.112 juifs français.

Déportation à Auschwitz C'était il y a 70 ans. Le premier « train spécial » emportait 1.112 juifs de France vers le camp d'extermination d'Auschwitz quittait Compiègne (Oise), marquant ainsi le début de la déportation de près de 76.000 hommes, femmes et enfants juifs. Pour l'occasion, comme le rappelle l'AFP, deux cérémonies commémoratives seront organisées mardi après-midi. La première aura lieu à 10h30 à Drancy, d'où sont partis 67 des 79 trains vers les camps de la mort, la seconde cérémonie à 14h à Compiègne.

Sur les 1.112 hommes que comptait ce convoi du 27 mars, seulement 19 survécurent. A Paris, le documentaire « Premier convoi », réalisé en 1992 par Pierre-Oscar Lévy, sera projeté à 19h au Mémorial de la Shoah. Dans ce documentaire, douze survivants racontent leur arrestation, leur internement à Compiègne ou à Drancy, leur voyage de trois jours et trois nuits vers Auschwitz ainsi que leur survie.

La multiplication de rafles

Dès le 27 septembre 1940, une ordonnance allemande oblige les juifs vivant en zone occupée à se faire recenser par la police française. Le 3 octobre, Vichy promulgue un « statut des juifs », inspiré des lois raciales allemandes. Ce statut, qui s'applique à l'ensemble des juifs de France et d'Algérie, leur interdit l'accès à la fonction publique et aux professions libérales.

Quinze jours plus tard, une ordonnance allemande confisque les entreprises juives en zone occupée. En mars 1941, Vichy crée le Commissariat général aux questions juives, suivi en juillet de décrets excluant les juifs des professions commerciales. En parallèle de ces mesures, les premières rafles commencent avec l'arrestation, le 14 mai 1941, par la police parisienne de 3.700 juifs étrangers. Trois mois plus tard, fin août, 4.200 hommes, dont 1.500 juifs français, sont arrêtés et envoyés à Drancy. La rafle du 12 décembre 1941 s'inscrit officiellement dans une série de mesures de représailles allemandes pour détenir des « otages » après les premiers attentats contre l'armée allemande à Paris.

Publié dans Articles de Presse

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