Dimanche, hommage à deux résistants

Publié le par Sud Ouest

Chaque année, de nombreuses cérémonies rappellent que des résistants ont donné leur vie pour que la liberté perdure. La municipalité de Pont-l'Abbé-d'Arnoult a décidé d'organiser, dimanche, une cérémonie commémorative en l'honneur d'André Daunas et Maurice Lépie, deux enfants de la commune victimes de la barbarie.

Maurice Lépie et André Daunas, victimes de la barbarie nazie

Maurice Lépie et André Daunas, victimes de la barbarie nazie

Historique des événements : comme beaucoup de Français en 1944, André Daunas et Maurice Lépie ont été réquisitionnés par l'Organisation Todt (OT) afin de construire des forteresses sur le littoral. C'est à Royan qu'ils ont été dirigés. Face à leur mauvaise volonté pour avancer les travaux, les nazis les ont désignés pour partir en Allemagne.

Mais ils ont décidé de se cacher pour ne pas partir. Engagés dans le groupe Honneur et Patrie, ils se sont cachés puis réfugiés chez M. Gillardeau, à Beurlay. Arrêtés par la Gestapo le 17 septembre 1943, enfermés et soumis à des interrogatoires violents dans les prisons de Rochefort et La Rochelle, ils ont été transférés au fort du Hâ, à Bordeaux.

À l'issue d'un simulacre de procès, ils ont été condamnés à mort ainsi que 18 autres membres du groupe Honneur et Patrie. Dès le matin du 11 janvier 1944, un officier allemand leur annonçait que leur recours en grâce avait été rejeté et qu'ils allaient être fusillés. Un crayon, une feuille de cahier et une enveloppe leur ont été remis pour écrire une lettre d'adieu à leur famille.

21 mars 1945

C'est en camion qu'ils ont été acheminés dans une carrière du camp de Souge (Gironde), où ils ont tous été exécutés. Le 21 mars 1945, leurs corps ont été remis à leurs familles. Les dépouilles de Maurice et André ont été déposées dans une classe de l'école communale, où ils avaient été élèves et où ils avaient appris à aimer la France. Toute la population est venue s'incliner devant ces deux enfants du pays. Une foule émue accompagnait les corps à l'église et au cimetière. Les enfants de l'école ont entonné un chant patriotique, tandis que Mlle Ginette Bertineau a déclamé « L'Hymne aux morts » de Victor Hugo. M. Chauvet, instituteur à Rochefort et camarade de détention, a retracé leurs dernières heures ; M. Doucelance, au nom des diverses sociétés locales dont les jeunes gens faisaient parti, et M. Chambenoit, au nom du Conseil municipal et de la population, sont venus dire les qualités des disparus et exalter leur sacrifice.

Le rassemblement aura lieu dimanche, à 10 h 30, au monument aux morts.

Sud Ouest

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