Espagne: décès d'Adolfo Suarez, figure de la transition démocratique

Publié le par BFM-TV

Trois jours de deuil national ont été décrétés en Espagne pour rendre hommage au premier chef de gouvernement démocratique après la mort de Franco.

Le président français Valery Giscard d'Estaing avec le Premier ministre espagnol Adolfo Suarez à l'Elyséesee le 31 août 1977

Le président français Valery Giscard d'Estaing avec le Premier ministre espagnol Adolfo Suarez à l'Elyséesee le 31 août 1977

L'Espagne en deuil se préparait à rendre un hommage national à Adolfo Suarez, premier chef de gouvernement de la démocratie et grande figure de la transition après la dictature franquiste, mort dimanche à 81 ans.
 
Le roi Juan Carlos a salué "un collaborateur exceptionnel et un ami fidèle", exprimant sa "grande douleur" et sa "gratitude profonde" pour celui qui a mené, à ses côtés, l'Espagne vers la démocratie après la mort de Francisco Franco en 1975. Adolfo Suarez était "guidé à chaque instant par sa loyauté à la Couronne et à tout ce qu'elle représente, la défense de la démocratie, de l'État de droit, de l'unité et de la diversité de l'Espagne", a déclaré le roi dans un message télévisé, dès l'annonce du décès.
 
Tandis que trois jours de deuil national étaient décrétés, les hommages arrivaient de tous bords, saluant cet homme charismatique, au sourire charmeur, respecté pour son sens de la conciliation, du dialogue et sa finesse d'homme d'État.
 
Tourner la page de la dictature
 
Des funérailles nationales sont prévues dans la semaine dans la cathédrale de La Almudena à Madrid.

 

Héritier du franquisme, Adolfo Suarez fut aussi l'une des personnalités emblématiques de la délicate période de transition. Atteint depuis une dizaine d'années de la maladie d'Alzheimer, celui qui dirigea le gouvernement espagnol de 1976 à 1981 aura passé ses dernières années à l'écart du monde.

 

"Mon père ne se souvient plus qu'il a été chef du gouvernement", avait confié, en 2005, son fils Adolfo Suarez Illana, en révélant publiquement sa maladie. Après son hospitalisation à Madrid, le 17 mars, pour une infection pulmonaire, Adolfo Suarez Illana avait annoncé vendredi que l'état de son père s'était aggravé et que le décès était "imminent".

 

Il avait expliqué que le roi Juan Carlos avait été, conformément aux voeux de son père, le premier informé de l'aggravation de son état.

 

Fils d'un républicain, diplômé en droit, Adolfo Suarez était devenu l'un des cadres du franquisme avant d'être nommé, en juillet 1976, à la tête du gouvernement par le roi Juan Carlos, monté sur le trône d'Espagne à la mort de Francisco Franco, le 20 novembre 1975.

 

C'est sous son gouvernement que seront adoptées les principales réformes ayant permis à l'Espagne de tourner la page de la dictature: la légalisation de tous les partis, y compris celle, controversée, du Parti communiste, l'amnistie des prisonniers politiques et la rédaction, puis l'approbation par référendum, le 6 décembre 1978, de la Constitution.
L'Espagne en deuil se préparait à rendre un hommage national à Adolfo Suarez, premier chef de gouvernement de la démocratie et grande figure de la transition après la dictature franquiste, mort dimanche à 81 ans.

Le roi Juan Carlos a salué "un collaborateur exceptionnel et un ami fidèle", exprimant sa "grande douleur" et sa "gratitude profonde" pour celui qui a mené, à ses côtés, l'Espagne vers la démocratie après la mort de Francisco Franco en 1975. Adolfo Suarez était "guidé à chaque instant par sa loyauté à la Couronne et à tout ce qu'elle représente, la défense de la démocratie, de l'État de droit, de l'unité et de la diversité de l'Espagne", a déclaré le roi dans un message télévisé, dès l'annonce du décès.

Tandis que trois jours de deuil national étaient décrétés, les hommages arrivaient de tous bords, saluant cet homme charismatique, au sourire charmeur, respecté pour son sens de la conciliation, du dialogue et sa finesse d'homme d'État.

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Des funérailles nationales sont prévues dans la semaine dans la cathédrale de La Almudena à Madrid.

Héritier du franquisme, Adolfo Suarez fut aussi l'une des personnalités emblématiques de la délicate période de transition. Atteint depuis une dizaine d'années de la maladie d'Alzheimer, celui qui dirigea le gouvernement espagnol de 1976 à 1981 aura passé ses dernières années à l'écart du monde.
   
"Mon père ne se souvient plus qu'il a été chef du gouvernement", avait confié, en 2005, son fils Adolfo Suarez Illana, en révélant publiquement sa maladie. Après son hospitalisation à Madrid, le 17 mars, pour une infection pulmonaire, Adolfo Suarez Illana avait annoncé vendredi que l'état de son père s'était aggravé et que le décès était "imminent".
   
Il avait expliqué que le roi Juan Carlos avait été, conformément aux voeux de son père, le premier informé de l'aggravation de son état.
  
Fils d'un républicain, diplômé en droit, Adolfo Suarez était devenu l'un des cadres du franquisme avant d'être nommé, en juillet 1976, à la tête du gouvernement par le roi Juan Carlos, monté sur le trône d'Espagne à la mort de Francisco Franco, le 20 novembre 1975.
   
C'est sous son gouvernement que seront adoptées les principales réformes ayant permis à l'Espagne de tourner la page de la dictature: la légalisation de tous les partis, y compris celle, controversée, du Parti communiste, l'amnistie des prisonniers politiques et la rédaction, puis l'approbation par référendum, le 6 décembre 1978, de la Constitution.

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