Flic et chasseur de nazis

Publié le par La Parisien

Flic et chasseur de nazis

« L’enquête se poursuivra tant qu’il restera des suspects en vie. »
 

Stefan Willms

Stefan Willms

Cette promesse du commissaire Willms, faite en mars dernier quand notre reporter Timothée Boutry l’avait rencontré en Allemagne, n’est pas restée vaine. Agé de 54 ans, ce gradé de la police criminelle de Rhénanie-du-Nord-Westphalie traque depuis une quinzaine d’années les criminels de guerre nazis.

Lui et son équipe de cinq volontaires recherchent les bourreaux encore vivants d’Oradour depuis la réouverture du dossier en 2010. Une  policière classique selon Stefan Willms. « Interrogatoires, perquisitions, recueil des preuves, le travail de base est le même », nous avait-il confié. En janvier 2013, il s’était rendu à Oradour.

Lui et ses hommes ont surtout réussi à identifier la centaine d’hommes qui composaient la 3e compagnie du 1er bataillon du régiment Der Führer de la division Das Reich, responsable du massacre. Et ce malgré la destruction des archives de la Waffen SS. Puis, ils ont retrouvé la trace d’une poignée de survivants, 6 anciens SS, dont l’octogénaire inculpé. « Ni justicier ni historien », le commissaire Willms avait résumé ainsi sa délicate mission : « C’est comme compléter un puzzle dont on n’a pas le modèle. » Sa traque a malgré tout fini par payer.

Publié dans Articles de Presse

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