Foix. Henri Cazalé s'enrôle pour servir la France

Publié le par La Dépêche

La Dépêchepublié le 18/04/2013 à 03h47

Qui c'est celui-là ?

Rue Henri CazalePrès de l'IUFM, une rue porte le nom d'Henri Cazalé. Né le 4 juillet 1901, à Moulis, il s'engage dans la Résistance en Ariège et paiera de sa vie le prix de cette initiative. Issu d'un milieu rural, il rentre à l'école normale le 1er octobre 1917 et en sort titulaire de son diplôme le 30 septembre 1920. Instituteur dans divers villages du département, il est noté lors des rapports comme étant rigoureux et discipliné, un maître vivant et actif. Au moment de la guerre, il enseigne à Pamiers.

Dès 1935, il s'inscrit au SFIO et en 1943 il succède à Durroux pour devenir secrétaire de la nouvelle fédération socialiste de l'Ariège. Il fait partie des Mouvements unis de la Résistance (MUR).

Durant cette période, il n'abandonne pas l'enseignement et donne des cours de français aux réfugiés de diverses nationalités au camp du Vernet.

Fiché comme «politique» et accusé d'avoir appartenu à des organisations interdites, il est arrêté à son domicile, en présence de sa famille, par la police allemande le 24 février au matin. Son appartement sera perquisitionné et notamment sa bibliothèque. Interrogé par la Gestapo durant toute une journée, il est enfermé le lendemain à la prison Saint-Michel, à Toulouse, sous l'étiquette de terroriste. Il est ensuite transféré au camp de transit de Compiegne. Le 1er mai, après un terrible trajet, il arrive finalement à Buchenwald. Il sera fusillé le 15 avril 1945, lors de l'évacuation du camp.

Lors d'une cérémonie donnée le 22 septembre 1945, à Pamiers, au groupe scolaire de Loumet, qui aujourd'hui porte son nom, l'Ariégeois Paul Saint-Alary, lui-même détenu dans ce camp, dit : «Sa fin ? Encore un drame horrible de la barbarie nazie ! A quelques heures de la délivrance, à quelques kilomètres des troupes alliées qui marchaient à vive allure dans leur avance victorieuse, il tombe traîtreusement atteint par les balles de ses bourreaux.

Henri Cazalé n'était plus, il venait de tomber pour la France» Tout au long du discours, il se souvient d'un homme digne, gai et charmant, estimé de tous, ayant toujours gardé l'espoir de revoir l'Ariège.

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