Françoise Seligmann : décès d’une résistante et féministe

Publié le par Elle par H.G.

Elle est décédée mercredi à l’âge de 93 ans, le même jour que Stéphane Hessel. Comme lui, Françoise Seligmann était une indignée.

Françoise Seligmann : décès d’une résistante et féministe

Résistante, femme politique, militante féministe et défenseuse des droits de l’homme, au cours de sa vie, elle a été de tous les combats. Un parcours salué par la gauche, qui a tenu à lui rendre hommage. C’était « une femme engagée jusqu’au bout de sa vie pour les valeurs humanistes qu’elle défendait », a déclaré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Dans un communiqué, George Pau-Langevin, la ministre déléguée chargée de la Réussite éducative, a salué « une référence pour les luttes féministes » ainsi qu’une « grande figure de la lutte contre le racisme et pour la fraternité ».

Femme de gauche

Née à Marseille le 9 juin 1919, Françoise Seligmann s’est engagée dans la résistance en 1941, dans les rangs du mouvement Combat. Cinq ans plus tard, elle fonde le journal « La Française », hebdomadaire auquel collabore Albert Camus. Militante à la Ligue des droits de l’homme, elle en occupe le poste de vice-présidente de 1970 à 1994.  Toute sa vie elle accompagne la gauche française. Après avoir adhéré au Parti socialiste en 1974, elle participe à la campagne électorale de François Mitterrand.

Du fait de son engagement, elle était très proche de nombre de personnalités du PS, parmi lesquels Bertrand Delanoë.  « Son amitié et sa sagesse ont été extrêmement précieuses à tous les amis et les camarades qui l'ont rencontrée et ont travaillé avec elle. Pour avoir eu cette chance, je mesure aujourd'hui la perte occasionnée par sa disparition », a confié le maire de Paris.

Publié dans Avis de décès

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